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Manque de frottement et d?expérience
Le rideau est tombé hier soir sur les Jeux du Commonwealth, troisième du nom. Une édition relevée. A chaque fin de compétition, il est temps de passer en revue les données. L?heure est au bilan. Pour Maurice, le constat est mitigé. Nos sportifs ont péché par une certaine carence au niveau du mental et de l?expérience.
Les locaux ont trop subi la pression des grandes compétitions. Ils sont tous unanimes à le reconnaître. « Nos représentants n?ont pas été capables de gérer le stress », laisse-t-on entendre dans le camp mauricien. En effet, nos compatriotes se sont trop souvent montrés incapables de canaliser leur stress.
La raison en est principalement le manque de frottement. « C?est une évidence que le niveau dans toutes les disciplines est très élevé, analyse Vivian Gungaram, le technicien d?athlétisme. Ajouter à cela, nos jeunes ont péché par manque d?expérience. Des compétitions de haut niveau leur font défaut. »
Dans ces Jeux, Maurice a récolté trois places de finalistes en athlétisme et un boxeur a atteint les quarts de finale. Jessika Rosun, Jenna Rima, Kersley Bru et Cédrik Olivier sont nos trois représentants à avoir passé tout proche d?une médaille à Pune. Il n?a manqué qu?un peu de réussite à ces quatre-là pour monter sur le podium qui était à leur portée.
Au javelot comme à la longueur, en passant par le 800m et la boxe, nos trois potentiels médaillables dans ces Jeux ont péché au niveau mental. « Nos athlètes n?ont pas été en mesure d?avoir un mental en béton avec pour résultat qu?ils ont perdu une bonne partie de leurs moyens avant même de commencer leur compétition », observe Kris Appadoo, le responsable de notre équipe d?athlétisme.
Idem dans les autres disciplines. « Nos boxeurs sont certes jeunes, mais ils ont manqué d?audace. Sans compter qu?à l?exception de Cédrik Olivier, les deux autres ont perdu d?entrée à cause de leur impossibilité de bien entrer dans le match. Pour des jeunes sans expérience, c?est dur de subir la pression dans une compétition de haut niveau », confie Judex Bazile, l?assistant-entraîneur national de Maurice.
<B>Prochain rendez-vous en 2013</B>
Gros espoirs de médaille, nos pugilistes ont été sortis en huitièmes de finale, sauf Cédrik Olivier qui a été éliminé par l?Anglais Kirk Gervey, au terme d?un quart de finale de toute beauté. « Cédrik a prouvé qu?il peut aller loin. Il reste un boxeur d?avenir », précise Judex Bazile.
En athlétisme, nos athlètes n?ont pas été mauvais. Jessika Rosun et Jenna Rima n?ont pas fini loin d?un podium, qui leur était accessible. Kersley Bru a, de son côté, joué de malchance. Fabrice Simon et Elodie Pierre-Louis ont tiré leur épingle du jeu sur les sprints. « On ne fera pas la fine bouche. On peut être satisfait même s?il y avait de la place pour mieux faire », confie Kris Appadoo.
Dans les autres disciplines, cela a été vraiment dur pour nos compatriotes. Néanmoins, Billy Chan Yook Foo a réussi un joli parcours en atteignant les seizièmes de finale en tennis de table. C?était une surprise d?autant qu?on ne l?attendait pas à cet échelon.
Définitivement, les Mauriciens ont eu fort à faire face à des grandes nations. Pour une première participation aux Jeux du Commonwealth, cela a été une expérience bénéfique pour nos jeunes. Cela ne peut que leur être utile pour leur carrière sportive. D?autres frottements de la sorte sont souhaitables plus fréquemment.
Pune, c?est déjà du passé. Nos jeunes peuvent déjà regarder en direction de l?Ile de Man. La prochaine édition, dans quatre ans, se fera dans ce petit pays de 80 000 habitants situé entre l?Irlande et l?Angleterre. En 2013, l?athlétisme, le badminton, la boxe, le cyclisme, la gymnastique, la natation et le rugby à sept seront au menu. Rendez-vous est pris !
<B>Didier PRAGASSA</B> <I>De notre envoyé spécial à Pune</I>
<B>Le volet culturel
Notre séga acclamé !</B>
Chaque soir, les pays défilent pour présenter leurs cultures dans un spectacle. Vendredi soir, c?était au tour de Maurice. Alors là, nos athlètes et dirigeants ont assuré. Ils ont chauffé à bloc l?assistance avec du séga. Durant une quinzaine de minutes, les sportifs mauriciens ont dévoilé les facettes pluriethniques de notre île à travers notre danse typique, charmant tout son monde, dont certains se sont laissé prendre par le rythme.
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