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Manifestation des moniteurs d?auto-école aux Casernes centrales
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Manifestation des moniteurs d?auto-école aux Casernes centrales
Les moniteurs d?auto-école partent en guerre contre les ?braconniers du métier?. Ils réclament l?intervention immédiate de la police pour mettre un terme à cette pratique qui, selon eux, ?met en péril? leur avenir.
Les chauffeurs de voitures de maître, dispensant des cours de conduite, ont été particulièrement visés hier par le rassemblement organisé aux Casernes centrales. En pratiquant un tarif forfaitaire pour leurs ?cours?, ils réduisent en effet considérablement les inscriptions dans les auto-écoles.
Pour apprendre à conduire auprès d?un moniteur, l?aspirant conducteur doit au préalable faire un dépôt de Rs 500 à Rs 1 000. Il doit ensuite payer une somme minimale de Rs 100 l?heure de cours, et, estime un moniteur, il en faut en moyenne une trentaine pour apprendre à conduire.
Or, ceux qui ?rendent service? aux aspirants conducteurs ne réclament pas de dépôt mais, en contrepartie, exigent une somme tournant aux alentours de Rs 75.
Cette pratique, qui peut paraître alléchante pour les clients, comporte cependant certains risques, avoue Gorah Goolamally, président de la Driving Instructors Association (DIA). ?Nombre d?accidents de la route sont dûs au fait que des conducteurs méconnaissent les règles élémentaires de conduite?, dit-il.
Le président de l?association blâme les chauffeurs qui ?se livrent à du braconnage?. Pour attaquer ce problème, l?association a donc décidé de procéder par étapes.
En ligne de mire : les Casernes centrales où, dit-elle, les moniteurs devraient idéalement rester une journée à attendre que leurs élèves passent leur examen. ?C?est absurde car, pendant ce temps, les autres prennent nos clients?, lance le président de l?association. De fait, nombre d?auto-écoles demandent à leurs élèves de les avertir avant que leur tour ne vienne, le temps que le moniteur arrive aux Casernes.
Dernier avertissement</B>
Selon Gorah Goolamally, il faudrait affecter davantage d?officiers afin de faire passer les tests. Autre solution : transférer le département en dehors de Port-Louis. Cela fait longtemps, dit-il, que l?association ? qui regroupe 75 moniteurs ? réclame une rencontre avec le Premier ministre, Paul Bérenger, afin de faire état de ses doléances. ?Si cette situation perdure, nous n?aurons d?autres choix que de descendre dans les rues de la capitale. Nous n?en sommes encore qu?aux avertissements?, prévient-il.
En moyenne, 250 personnes passent chaque jour leur examen à ce département des Casernes, où ne sont affectés qu?une dizaine de policiers. ?C?est cher payé pour l?aspirant chauffeur, qui verse Rs 300 ? au lieu de Rs 60,50 précédemment ? et doit attendre longtemps pour effectuer son test?, dit le président de l?association. Il souhaite aussi qu?il y ait un grand nombre d?examinateurs, ?et en particulier des femmes pour les conductrices?.
Même son de cloche auprès des autres membres de l?association. Plus révoltés, ils parlent aussi de la nécessité d?un système de quart pour éviter : (i) que les Examiners ne se familiarisent avec les élèves et n?utilisent le même trajet et (ii) que l?on ne doive avoir recours à l?Independent Commission against Corruption pour dénoncer ?des pratiques douteuses?.
Les moniteurs s?étaient rassemblés rue Volcy Pougnet, à Port-Louis, avant de se rendre en nombre aux Casernes, où ils sont restés plus d?une heure.
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