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Mahébourg se ligue contre la drogue

15 février 2007, 00:00

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“La consommation abusive de sirop contre la toux et la recrudescence d’alcool à Mahébourg est très alarmante.” C’est en ces termes que Munsoo Kurrimbaccus, le team leader de la Mahébourg Volunteers Association (MVA), a choisi d’interpeller les autorités, hier, lors du lancement du Community Prevention Programme (CPP) qui se fait avec la collaboration de la National Agency for

The Treatment and Rehabilitation of Substance Abuse (NATReSA) dans le village. Cette initiative découle du désir de sensibiliser les habitants de la localité sur maints problèmes, dont celui de la drogue et de l’alcool, entre autres. Le programme comprendra des sessions de formation sur des sujets touchant le leadership, la communication, la drogue et ses implications, les différents types de drogue, les valeurs humaines, le Sida et les moyens de prévention. Il s’étalera sur six semaines consécutives au village-hall de Mahébourg de 19 à 21 heures.

Des flacons au front de mer</B>

La MVA a ainsi donc exhorté à plus de vigilance à l’égard de certaines pharmacies de la région qui sont notamment soupçonnées de vendre des médicaments sans prescription aux toxicomanes. Et comme pour allonger la liste des maux, Munsoo Kurrimbaccus a également tiré la sonnette d’alarme sur le fléau de la drogue qui ronge le village de Plaine-Magnien et la cité de Beau-Vallon. “Ces endroits reviennent souvent dans l’actualité. Nous sommes très inquiets pour l’avenir de nos jeunes”, devait ajouter un autre travailleur social.

Un tour non loin du front de mer de Mahébourg témoigne des dires des orateurs. Les étiquettes collées aux petits flacons donnent une indication claire et nette que les contenus n’étaient autre que du sirop contre la toux.

“Toulezour, bann zen vinn la”, raconte un éboueur, témoin quotidien de ces scènes. Il devait ensuite relater les difficultés rencontrées par un étudiant pour se relever après avoir consommé sa dose de “médicament”. L’éboueur suggère à la police de patrouiller de manière plus régulière dans ce coin “sinon ene zour kapav ramass kadav”, prévient-il.

Munsoo Kurrimbaccus a ainsi exhorté les participants au CPP de mettre en pratique, ne serait-ce, qu’une partie de ce qu’ils vont apprendre lors du CPP. “C’est un gros investissement pas nécessairement financier mais surtout en termes de ressources humaines. Il y a des gens qui consacrent beaucoup de leur temps pour partager leur connaissance. Mais malheureusement certains participants ne donnent pas leur temps pour continuer le travail”, a fait observer le team leader du MVA.

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