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L’orange lui va si bien…
Des villes qui abritent le Mondial, Leipzig est très certainement l’une des plus intéressantes à visiter. Point de départ de la révolution pacifique de 1989, qui a débouché sur la chute du Mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne, cette ancienne place forte de l’Est a conservé une substance architecturale unique, résolument passéiste.
Pas sûr pourtant que Nenad Djordjevic y traînera longtemps ses longues pattes. Car son séjour à Leipzig a vite tourné au cauchemar.
Hier, sur la verte pelouse du majestueux CentralStadion, le défenseur serbo-monténégrin a vécu l’une des soirées les plus longues et les plus éprouvantes de sa carrière. Confiné au marquage d’Arjen Robben, Djordjevic n’a que très peu vu le ballon, ballotté qu’il était, d’un bout à l’autre, par l’ailier de Chelsea. Heureusement que son entraîneur, Ilija Petkovic, a abrégé son calvaire en le rappelant sur le banc avant le terme du match.
N’allez pourtant pas croire que le beau Nenad, souvent efficace quand il porte le maillot du Partizan Belgrade ne sait pas faire le travail. Au contraire. Il est l’un des défenseurs les plus respectés de sa génération, ce qui fait de lui la cible privilégiée de plusieurs clubs sur le présent marché des transferts. Mais disons qu’il est mal tombé hier.
Car n’importe qui d’autre à la place de Djordjevic aurait certainement paru un peu court sur la route de Robben.
L’ailier de Chelsea, qu’on se le dise, a été éblouissant à Leipzig, livrant, de loin, la prestation la plus remarquable d’un point de vue individuel depuis l’ouverture du Mondial.
Non seulement a-t-il tué le match à lui seul, en trouvant la faille au sortir du premier quart d’heure, sur une belle ouverture de van Persie, mais il a surtout eu le mérite de porter toute la Hollande vers l’attaque, ce qui augure forcément des lendemains radieux pour des “oranjes”, considérés comme des prétendants sérieux à la couronne.
Dans un groupe où figurent également l’Argentine et la Côte d’Ivoire, c’est bien plus que trois points que les Hollandais ont récolté, hier. Faudrait-il encore qu’ils maintiennent le cap, ce qui n’est pas leur fort.
Intenable, imaginatif, inoxydable presque, Robben est lui parvenu à ranger aux oubliettes, l’espace d’un match, sa saison en demi-teinte avec Chelsea.
Il est vrai que l’orange lui va mieux que le bleu.
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