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L’essoufflement américain perturbe peu les marchés
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L’essoufflement américain perturbe peu les marchés
En dépit d’un accès de faiblesse vendredi 28 juillet, après l’annonce d’un essoufflement de la croissance américaine, la quasi-totalité des grandes places boursières internationales ont terminé la semaine dans le vert.
Le mouvement haussier amorcé huit jours plus tôt – après le discours du patron de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, devant la commission financière du Sénat, jugé rassurant sur l’évolution future des taux d’intérêt – s’est poursuivi cette semaine. Mais cette fois, cette progression quasi-générale a trouvé pour soutien essentiel l’importante vague de publications de résultats semestriels des entreprises.
En Europe, la Bourse de Paris a gagné 4,36 %, avec une hausse de 0,55 % lors de la séance de vendredi. Cette dernière a exceptionnellement été prolongée de 5 minutes à la suite de l’entrée d’Alstom et de la sortie de Thales dans la composition de l’indice CAC 40. Notons aussi que, depuis le succès de l’offre de Mittal Steel sur Arcelor, l’action de cette dernière a été retirée de la composition du CAC 40 et du SBF 120.
La Bourse de Londres, elle, s’est appréciée de 4,46 %, tandis que celle de Francfort terminait la semaine sur un gain de 4,67 %.
Wall Street, de son côté, finit sur une progression hebdomadaire de 3,23 %. Les portes de la Bourse de Tokyo se sont, quant à elles, fermées sur une hausse de 3,52 % par rapport à son niveau du 21 juillet.
<B>La Fed opterait pour le statu quo monétaire </B>
Sur le front des taux d’intérêt, la semaine a été marquée par la publication, vendredi, des statistiques de la croissance aux Etats-Unis au deuxième trimestre, qui ont signalé un ralentissement spectaculaire et inattendu de l’activité.
Le produit intérieur brut (PIB) américain a progressé, en rythme annuel, de 2,5 %, contre 5,6 % au cours des trois premiers mois de l’année. Dans ce contexte, les investisseurs estiment désormais très probable que la Fed opte pour le statu quo monétaire lors de sa réunion du 8 août.
Après l’annonce du chiffre du PIB, le rendement de l’emprunt d’Etat à dix ans a reflué, pour la première fois depuis la mi-juin, sous la barre des 5 %, à 4,99 %.
En Europe, les 32 économistes interrogés par l’AFP et l’agence financière AFX News sont unanimes à prédire une hausse d’un quart de point du principal taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) à l’issue de son conseil, qui se tiendra demain, jeudi 3 août. Celui-ci passerait ainsi à 3 %.
Si les dirigeants monétaires sont restés silencieux, les statistiques économiques publiées au cours des derniers jours ont conforté le scénario d’une accélération de la croissance économique. C’est notamment le cas en France, où la nouvelle baisse du chômage s’est accompagnée d’une amélioration du moral des ménages.
Les anticipations opposées sur les taux d’intérêt de part et d’autre de l’Atlantique ont profité à l’euro, qui s’inscrivait, vendredi, à 1,2759 dollar.
<B>François BOSTNAVARON et Pierre-Antoine DELHOMMAIS
© Le Monde 2006.
Distribué par The New York Times Syndicate.</B>
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