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L?UE promet son soutien financier au bloc ACP
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L?UE promet son soutien financier au bloc ACP
L?Union européenne s?est engagée à apporter une aide financière aux pays ACP après la réforme annoncée de son régime sucrier. A Maurice, le gouvernement et l?industrie sucrière ont eu une première réunion de travail hier.
Pour exprimer sa sensibilité aux préoccupations du bloc Afrique, Pacifique et Caraïbes, l?Union européenne (UE) a adressé une correspondance en ce sens, au Premier ministre, Paul Bérenger, le 16 septembre dernier. Cette lettre est signée conjointement par les commissaires européens Pascal Lamy (Commerce), Franz Fischler (Agriculture) et Poul Nielson (Développement).
Le commissaire allemand à l?Agriculture est venu de l?avant avec un plan de réforme visant à réduire de 37 % en 2007 du prix du sucre accordé jusqu?ici au bloc ACP et convenu auparavant dans le Protocole sucre.
Résumant le contenu de la lettre, le communiqué émis à l?issue du Conseil des ministres indique: «Les commissaires ont souligné le fait qu?ils sont très sensibles à l?impact de la réforme du régime sucrier européen sur les pays ACP exportateurs du sucre.» De fait, dans la lettre, ces derniers affirment que l?UE s?assurera que les mesures «appropriées» pour couvrir les aspects commerciaux et de développements soient mis en place. Qui plus est, la commission a décidé d?accorder ce soutien financier pour atténuer les effets socioéconomiques de la réforme en sus des fonds déjà alloués.
Ces engagements de l?UE confortent les propos du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth. Faisant état de sa récente mission de lobbying en Europe, il dit avoir indiqué à ses interlocuteurs que le Protocole sucre n?est pas uniquement un accord commercial mais davantage un «outil de développement». Pour la compensation, il a suggéré la création d?un fonds autre que celui déjà en place.
La série de bonnes nouvelles européennes continue. Lors d?une réunion avec le représentant du bloc ACP à Bruxelles cette semaine, le Portugal a soutenu la position du groupe. Une attitude réconfortante dans la mesure où le prochain président de la Commission européenne, à partir du 1er novembre, sera l?ancien Premier ministre Portugais, José Manuel Barroso.
propositions attendues
La réforme européenne du régime sucrier a incité Maurice à accélérer la sienne, enclenchée en 2001. Cet aspect a été évoqué hier, à la première réunion du high-powered committee où siègent les principaux acteurs de l?Industrie sucrière et des représenatnts du gouvernement.
Hormis Pravind Jugnauth, qui présidait la réunion, les autres ministres étaient celui de l?Agriculture, Nando Bodha et celui de l?Industrie, Sushil Khushiram. Du côté du secteur privé, on note la présence du secrétaire général de la Chambre d?agriculture, Jean-Noël Humbert, son adjoint, Jean Li Yuen Fong, de même que les représentants des producteurs du sucre et des fédérations de planteurs.
Cette réunion «positive» a permis de faire le point sur les mesures prises et celles nécessaires à l?avenir. Chaque partenaire est appelé à soumettre ses propositions, à l?instar du document commun de la Chambre d?agriculture et du Syndicat des sucres. Des fédérations de planteurs ont déjà soumis les leurs alors que d?autres sont en passe de le faire.
Le temps presse dans ce cas également. Il s?agira ensuite de dégager un consensus. Le groupe ACP se réunit du 4 au 6 octobre à Bruxelles pour peaufiner ses recommandations qui seront remises à l?Union européenne avant qu?elle ne dégage son plan d?action.
La partie mauricienne continuera sa campagne de lobbying. Il est prévu que le ministre de l?Agriculture rencontre ses homologues de la Grande-Bretagne, de la Suède, du Danemark et du Portugal, du 11 au 14 octobre.
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