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Lucien Finette veut préserver la confiance à tout prix
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Lucien Finette veut préserver la confiance à tout prix
«De par le travail accompli à ce jour, le Mauritius Examinations Syndicate (MES) a réussi à obtenir la confiance de la population, il faut tout faire pour la préserver. C?est dans cet esprit que j?aborde ce défi. » Confidence de Lucien Finette, moins de 24 heures après la recommandation entérinée par le Conseil des ministres pour qu?il soit désigné directeur du MES.
Pédagogue de formation, Lucien Finette a été conseiller de Navin Ramgoolam en 1999-2000, puis candidat aux élections générales de septembre 2000.
Or, pour honorable que cette mission puisse être, le premier défi que le directeur devra d?abord relever, c?est de faire mentir la perception populaire selon laquelle un nominé politique n?est jamais neutre. Qu?il ne peut être digne de diriger un organisme aussi sensible que celui qui s?occupe de l?organisation des examens.
Face au débat qui fait rage dans le secteur éducatif, après l?annonce du ministre Dharam Gokhool de retoucher la formule d?admission au secondaire, la nouvelle direction du MES a du pain sur la planche. Elle devra surtout jouer au pompier pour calmer le jeu et préserver le climat de confiance.
De manière à ce que personne ne puisse trouver à redire sur la procédure qui sera mise en place, à partir de janvier 2007, pour répartir les 1 260 places de Form I qui seront disponibles dans les neuf collèges nationaux.
Selon les premières indications données par le ministre de l?Education, ces places seront accordées aux élèves qui auront obtenu plus de 90 points dans quatre matières aux examens du Certificate of Primary Education (CPE). Il a cependant omis d?en dire plus, malgré maintes demandes d?éclaircissements de la part de divers secteurs. Dharam Gokhool s?est contenté de préciser que c?est au MES de définir les modalités.
Aucune idée de la durée du mandat
La déclaration ministérielle a été interprétée comme une velléité de réintroduire le ranking. Un système accusé de gâcher l?enfance en imposant trop de pression sur des élèves dès leur jeune âge, les enseignants et les parents.
Une perception que rejette Lucien Finette. Il considère que c?est un système comme un autre, « avec des gens pour et d?autres qui sont contre ». L?ancien professeur titulaire de l?université de Laval, au Québec, insiste sur la nécessité de rendre à l?école sa mission première, celle d?être avant tout un lieu de plaisir et de loisirs. « Il faut éviter que l?éducation ne soit perçue comme une corvée. Il faut que l?enfant prenne plaisir à apprendre. »
À hier, le directeur désigné du MES n?avait encore aucune idée de la durée de son mandat. Il ne savait pas non plus s?il serait maintenu à son poste de président du conseil d?administration du Conser-vatoire François Mitterrand.
« J?espère en savoir plus lundi. Ma première préoccupation sera de travailler avec tous les spécialistes du MES et tous ceux concernés par le dossier éducatif pour préserver et améliorer cette confiance que l?institution s?est bâtie au fil des ans. » C?est tout le mal qu?on lui souhaite.
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