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L?opposition veut une commission d?enquête sur l?Eastern University

1 août 2007, 00:00

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La mise sur pied de la branche mauricienne de l?Eastern Institute of Integrated Learning Management (EIILM) University passionne toujours l?opposition. Pour la deuxième semaine consécutive, la Private Notice Question (PNQ) était axée sur la polémique entourant l?université gérée par le Ramnath Jeetah Trust.

L?opposition soutient à nouveau qu?il y a eu favoritisme au niveau de la Tertiary Education Commission (Tec) sur ce dossier. Elle se base sur des documents en sa possession. Le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, rétorque mordicus que toutes les procédures ont été suivies. ?Si l?opposition peut prouver qu?il y a eu quelque chose qui n?a pas été fait comme il le fallait, je prendrai mes responsabilités.?

L?opposition a demandé au Premier ministre d?instituer une commission d?enquête pour faire la lumière sur les zones d?ombre de l?affaire.

Pour elle, toute université indienne doit être reconnue par l?University Grants Commission de l?Inde. A plus forte raison, si elle compte ouvrir une branche dans un autre pays. Elle cite plusieurs passages de la loi-cadre de l?organisme. Dont l?article 22 (c), qui stipule qu?un diplôme universitaire est considéré comme tel après avoir été approuvé par le ?central body? et publié dans la government gazette de l?Inde. Pour soutenir sa plaidoirie, l?opposition mentionne également un récent jugement de la Cour suprême indienne.

Mais le ministre Gokhool ne fait aucune concession. Non, la maison mère de l?EIILM, portant le même nom et située à Sikkim, Etat indien, n?a pas besoin d?être reconnue par l?UGC. Idem pour les cours qu?elle offre. ?Dans le cas de l?EIILM, elle peut conférer ses propres diplômes universitaires, elle peut approuver son propre programme. En d?autres mots, elle a son propre système d?accréditation.? Les articles 22 et 23 de l?UGC Act l?établissent clairement, dit-il.

Le premier stipule que ?the right of conferring or granting degree shall be exercised only by a university established or incorporated by or under a Central Act, a Provinced Act or a State Act by or an institution deemed to be a university under section 3 or an institution specially empowered by an Act of Parliament to confer or grant degrees.?

<B>?Les procédures ont été suivies?

Dharam Gokhool cite également un jugement qui conclut qu?il ?n?y a aucune provision ni sous l?UGC Act ni sous les règlements qui exige une reconnaissance/autorisation de l?UGC avant que l?université ne soit considérée comme en étant une?. Tout ce qui est nécessaire est que l?université soit incorporée et établie en vertu d?un texte de loi, stipule encore ce jugement. L?EIILM Act de Sikkim a été adopté et est en vigueur depuis 2006.

Quant à la Tec, le ministre est catégorique : ?Les procédures ont été suivies.? L?EIILM est tenue de satisfaire toutes les conditions qu?exige la Tec pour pouvoir établir une branche à Maurice. ?Si tel n?est pas le cas, la Tec doit prendre ses responsabilités?, ajoute le ministre.

Dans une lettre que la Tec a envoyée à l?UGC le 26 janvier, elle demande si l?EIILM est sur la liste des universités reconnues par l?organisme indien. Pour le ministre, cette correspondance ne prouve absolument rien dans la mesure où c?est le devoir de la Tec ?de chercher des informations des institutions?.

Selon l?opposition, l?UGC a répondu en indiquant que l?EIILM n?est pas incluse dans la liste des universités. Les députés de l?opposition souhaitent savoir pourquoi le conseil d?administration de la Tec n?a pas été informé de cette correspondance. Disant être au courant de cette lettre, Dharam Gokhool affirme qu??il n?est pas nécessaire que tous les documents aillent au conseil d?administration?.

L?opposition change ensuite de tactique et brandit le protocole d?accord signé le 18 avril par le ministère de l?Education et l?UGC. Elle cite plusieurs paragraphes. Ceux-ci portent sur la reconnaissance mutuelle de diplômes et d?établissements d?enseignement supérieur par les deux institutions avec l?implantation à Maurice. Dharam Gokhool réplique que ce protocole se réfère à la formation du personnel du ministère ?et d?autres choses?.

Il maintient que la maison mère de la branche mauricienne de l?EIILM a été créée par un texte de loi ratifié par le gouvernement de l?Etat de Sikkim et ?n?a donc pas besoin de reconnaissance?.

En revanche, alors que la branche mauricienne a fait de la publicité pour sept cours, la Tec n?en a approuvé qu?un seul, le Bachelor in Business Administration. Les autres sont en attente.

<B>Patrick HILBERT</B>

DIFFAMATION

<B>L?EIILM réclame Rs 100 m de dommages </B>

■ L?Eastern Institute for Integrated Learning in Management (EIILM) se sent diffamé. Il réclame des dommages de Rs 50 millions au leader de l?opposition ainsi qu?au leader de son parti. L?EIILM estime avoir été diffamé par les propos tenus par le leader de l?opposition lors d?une conférence de presse, le 25 juillet 2007. Il avait repris les allégations faites contre cette université lors de sa précédente PNQ à l?Assemblée nationale. Ces propos sont du même ressort que ceux tenus hier au Parlement. Le plaignant dit avoir subi des préjudices évalués à Rs 100 millions. Il demande à la Cour suprême de condamner les défendeurs à lui verser la somme réclamée. L?affaire sera mentionnée en Cour suprême le 29 novembre 2007.

<B>Suresh MOORLAH</B>

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