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L?offshore élargit ses horizons pour moins dépendre de l?Inde

1 septembre 2006, 20:00

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Le gouvernement joue sur deux fronts pour protéger et promouvoir le secteur offshore. Il compte d?abord rassurer notre plus gros marché, en l?occurrence l?Inde, de la fiabilité de notre centre financier international. Deuxièmement, il prône la diversification des marchés et des produits.

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, a évoqué hier sa récente mission en Inde, qui tendait à dissiper des doutes autour du traité de non double imposition fiscale entre les deux pays.

Le Double taxation avoidance agreement (DTAA) est souvent dénoncé dans plusieurs milieux indiens. Plus d?un estime que le traité ouvre la voie à des abus sur l?impôt. Le ministre a donné des garanties aux autorités indiennes que le gouvernement mauricien veillerait à ce que le DTAA ne soit pas mal utilisé.

«Il fallait des clarifications sur notre centre financier international. Nous voulons que le traité bénéficie aux deux pays : à l?Inde en investissements étrangers et à Maurice en développement du secteur des services financiers.» Le grand argentier a mis l?accent sur le fonctionnement de notre juridiction offshore de même que sur les règles qui régissent les sociétés qui y sont domiciliées. Il a fait état des mesures prises à Maurice pour éliminer les pratiques de round tripping, une astuce des résidents indiens pour contourner l?impôt. Ceux-ci canalisent leurs investissements à Maurice dans l?unique but de bénéficier des avantages fiscaux du DTAA.

Rama Sithanen en a parlé avec plusieurs dirigeants indiens dont le Premier ministre, Manmohan Singh, le ministre des Finances, Palaniappan Chidambaram, le ministre du Commerce, Kamal Nath, et le ministre de l?Agriculture, Sharad Pawar. Il a suggéré qu?on améliore le mécanisme d?échanges d?informations dans le but d?apporter des solutions.

L?Inde a des traités de non double imposition avec plusieurs autres pays. Rama Sithanen a plaidé pour que le traité avec Maurice ne soit pas le seul à être montré du doigt. Ce traité représente l?épine dorsale de l?industrie mauricienne des services offshore. Toute remise en question du DTAA aura des répercussions néfastes sur un secteur d?activités vital à l?économie.

En sus de défendre le traité Inde-Maurice pour préserver nos acquis sur le marché indien, le gouvernement prône la diversification des marchés et des produits et services.

Le ministre a expliqué les efforts déployés pour développer d?autres marchés. Ainsi, une délégation de techniciens est actuellement en Suisse pour examiner la possibilité d?un traité fiscal. Il est aussi question d?apporter plus de substance aux entités qui sont enregistrées dans le Global business mauricien. Le gouvernement donne son appui pour élargir la gamme des services et de produits disponibles dans l?offshore.

Rama Sithanen a discuté d?autres sujets de la coopération économique bilatérale lors de sa tournée indienne. La ligne de crédit de $ 100 millions (environ Rs 3,2 milliards) accordée par le gouvernement indien à Maurice sera bientôt opérationnelle avec les premiers décaissements.

Le Comprehensive economic cooperation and partnership agreement a aussi été un des thèmes majeurs des pourparlers. Rama Sithanen indique que l?accord sur la création d?une zone d?échanges préférentiels sera bientôt une réalité. Les dernières zones d?ombre de certaines règles d?origine par rapport au textile sont sur le point d?être réglées. Le Chief executive de la Financial Services Commission, le régulateur financier, Milan Meetarbhan, avait accompagné le ministre des Finances.

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