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L?officier Beeharry bientôt fixé sur son sort
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L?officier Beeharry bientôt fixé sur son sort
Des faits qui remontent à 1989, un avocat qui crie à l?abus de procédure? Le dénouement en ce qui concerne l?accusation de viol qui pèse sur l?officier Sacheedanand Beeharry est plus que jamais incertain. D?autant que le rapport du médecin qui avait examiné la présumée victime à l?époque est introuvable. Le suspect sera fixé sur son sort le 3 décembre, date à laquelle les magistrats Prithiviraj Feckna et Jane Ng Wong Hin feront connaître leur décision.
L?officier dénoncé est accusé d?avoir violé la fille d?un policier en 1989, alors que celle-ci n?avait que treize ans. Son avocat, Me Yatin Varma n?en démord pas, c?est injuste de la part du parquet, dit-il, d?aller de l?avant avec cette affaire. L?allégation a, en effet, été faite treize ans après les faits. La jeune femme raconte qu?elle se trouvait dans les locaux de la Warrior?s Retreat au moment où elle aurait été violée.
La défense s?appuie également, pour soutenir sa motion d?abus de procédure, sur le fait que le rapport médical rédigé par le docteur Baboo Harrish Surnam n?a pu être retracé. Le docteur avait examiné la victime peu après l?incident. Me Varma devait citer plusieurs cas ayant fait jurisprudence en matière d?abus de procédure. Citant l?affaire R v J.A.K, procès instruit devant la Crown Court d?Angleterre, il devait faire ressortir que le juge Ognall avait décidé d?arrêter les procédures judiciaires contre un Anglais accusé d?avoir violé sa s?ur. l?allégation avait été faite 20 ans après. Le juge avait conclu que l?accusé ne pouvait bénéficier d?un procès équitable.
L?avocate du parquet, Me Reshma Sunassee, devait, elle, soutenir qu?il y a plusieurs cas où la cour a refusé d?arrêter les procédures judiciaires pour abus de procédure car l?accusé n?a pu prouver, sur une ba-lance de probabilité, qu?il n?avait pas droit à un procès équitable.
L?histoire remonte au 27 mai 1989. G.R., une adolescente de 13 ans, quitte le toit familial pour aller faire ses exercices au Gymkhana. Le soir venu, elle ne rentre pas. Elle est retrouvée trois jours après chez son grand-père. Elle explique avoir voulu y aller sans pour autant parler du viol. Plus tard son père consigne une déposition dans laquelle il explique que sa fille s?est laissée leurrer par l?accusé et qu?il ne souhaite pas aller de l?avant avec l?affaire. Treize ans plus tard, G.R., consigne une déposition et allègue avoir été violée. Le policier, qui nie, est suspendu de ses fonctions et inculpé de viol. Le procès est instruit en cour intermédiaire le 14 janvier 2004.
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