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L?inscription à la fac pourrait coûter cher à Blair

12 janvier 2004, 20:00

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Déjà fragilisé par la crise irakienne, Tony Blair se retrouve confronté à une nouvelle révolte au sein de son parti, le New Labour. Une centaine de députés travaillistes menacent de faire capoter, avec l?aide de l?opposition, sa réforme sur le financement de l?éducation supérieure. Le texte qui vient d?être déposé devant la Chambre des communes permettra aux universités de quasiment tripler, si elles le jugent nécessaire, les frais d?inscription. Si la loi est adoptée, les étudiants britanniques qui déboursent déjà pour leurs études, sauf exemption, 1 125 livres par an pourront payer, suivant les établissements, les matières et les revenus des parents, jusqu?à 3 000 livres à partir de 2006. Mais ils ne commenceront à rembourser la somme qu?après l?obtention de leur diplôme et s?ils gagnent un salaire minimum annuel de 15 000 livres.

A travers le royaume, les universités crient famine. En quinze ans, leurs effectifs ont doublé mais le budget alloué n?a presque pas bougé. Leurs besoins sont estimés à 9 milliards de livres. Sans apport d?argent frais, le système risque d?exploser.

Tony Blair, déjà engagé dans un coûteux programme de relance des services publics, estime plus ?juste? de taxer les étudiants plutôt que les contribuables ?dont la vaste majorité? n?a pas fait d?études supérieures. Mais une partie de ses troupes dénonce l?introduction d?un système ?à l?américaine? et une privatisation rampante des universités.

Le Premier ministre a fait de sa réforme l?une des priorités de son second mandat, et a jeté tout son poids dans la bataille. Dans l?espoir de calmer le jeu, son ministre de l?Education, Charles Clarke, a lâché du lest à la dernière minute et a annoncé mercredi des mesures en faveur des plus démunis.

Christophe BOLTANSKI

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