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L?industrie sucrière en deux mots

13 octobre 2003, 20:00

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?L?industrie sucrière de demain n?aura rien à voir avec celle d?hier?. C?est ce qu?a déclaré l?administrateur de la sucrerie de Mon-Désert-Alma, Jean-Claude Hoareau. Il inaugurait une série de journées portes ouvertes.

Jean-Claude Hoareau a levé le voile sur la sucrerie ?qui est en pleine réforme pour se donner les moyens d?exister? face aux nouveaux règlements dans le monde du commerce.

La sucrerie exploite une superficie d?environ 3 000 hectares, de Réduit à Quartier-Militaire. 2 665 hectares sont sous culture de canne à sucre. Le reste est utilisé pour la culture hydroponique et la plantation de pommes de terre.

La production de la canne à sucre tourne autour de 200 000 tonnes par an. La mécanisation touche seulement 41 000 tonnes de cannes, mais l?objectif visé est de 96 000 tonnes en 2005.

La culture hydroponique a connu un développement rapide. Quelque 2 500 laitues par jour, 3 000 tonnes de tomates et 10 000 concombres par mois. Les laitues ont trouvé un marché chez McDonald, Kentucky Fried Chicken et les hypermarchés, entre autres.

Un secteur-clé

Depuis la centralisation de Highlands S.E, la sucrerie est appelée à broyer 565 tonnes de cannes. De 1998 à 2003, la main-d??uvre a été réduite d?environ 50%, soit de 1583 à 800.

La canne à sucre a été introduite à Maurice, il y a 363 ans, par les Hollandais. Aujourd?hui, l?industrie sucrière compte 11 établissements et 30 000 planteurs.

La culture de la canne à sucre s?étend sur une superficie de 77 000 hectares, soit 43% de la superficie du pays et 93% des terres cultivées.

L?industrie sucrière demeure un secteur-clé avec des recettes de Rs 9 milliards à l?exportation. Elle jouit d?un quota de 40% du Protocole sucre avec 507 000 tonnes. Le reste du quota est partagé par une quarantaine de petits pays des ACP.

En 1970, elle représentait 28% du PIB, 45% de l?emploi dans le pays et 90% du volume d?exportation. Ces chiffres sont passés respectivement à 7 %, 11% et 20% en 2000.

L?argent du sucre est distribué comme suit :

  • 20 % aux usiniers

  • 39 % aux usiniers-planteurs

  • 26 % aux petits planteurs

  • 15 % à des fonds

Outre l?agriculture, l?industrie sucrière est engagée dans des projets d?embellissement et de préservation de l?environnement dans le développement des ressources renouvelables, la biodiversité, la production de fibres et le développement rural.

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