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L?Imprimerie du gouvernement sous haute tension
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L?Imprimerie du gouvernement sous haute tension
Le compte à rebours a commencé. L?imprimerie du gouvernement aura 15 jours pour tout boucler. Impératif du calendrier électoral qui rythme le débit de Stevenson Green. C?est au pas de charge que l?Acting Government Printer nous guide dans les locaux de l?imprimerie du gouvernement à La Tour Koenig.
But de cette opération transparence : constater le déploiement du dispositif de sécurité. Programmée hier, cette tournée intervient quelques jours avant le début de l?impression des 826 000 bulletins de vote pour les législatives du 3 juillet. Démarrage des travaux : le 13 juin. Stevenson Green préfère dire, ?incessamment.? Successeur de Sylvio Empeigne, cet employé qui compte 35 ans de service, assume ses nouvelles fonctions depuis le 1er juin.
Le portail de l?imprimerie du gouvernement franchi, nous tombons nez à nez avec un véhicule de la Special Mobile Force (SMF). Debout à côté de la jeep aux couleurs militaires, une sentinelle imperturbable. Le ton est donné. La forte présence policière est l?élément incontournable de chacune des étapes de l?impression des bulletins de vote. Le mot d?ordre semble être : pas un couloir sans un treillis.
La tournée démarre doucement. C?est d?abord l?attente. Elle nous laisse le loisir de feuilleter les journaux datant de décembre 2004, qui encombrent la petite table de la réception. Juste en face, la photo du président de la République au-dessus de la machine à café.
De longues minutes de patience en attendant l?arrivée de Yusuf Aboobaker, président de l?Electoral Supervisory Commission (ESC). ?C?est à la demande de l?ESC que nous avons organisé cette visite?, précise Stevenson Green. Comme Yusuf Aboobaker ne vient toujours pas, nos yeux notent les traces des dix ans d?âge du bâtiment de La Tour Koenig. Les plantes qui grandissent tant bien que mal sous le climatiseur réglé à 22 degrés.
La température montera de plusieurs crans dès la réception des manuscrits compilés par le Bureau du commissaire électoral et l?ESC. Des documents convoyés de Port-Louis à La Tour Koenig sous escorte policière. Il en sera de même pour tous les déplacements de bulletin. ?C?est une équipe de cinq personnes qui a été identifiée pour recevoir les manuscrits?, indique Stevenson Green.
Laissez-passer obligatoire
Suivra alors la saisie et la correction des épreuves. Elles seront expédiées à l?ESC qui peut exiger des rectifications autant de fois que nécessaires. Une fois satisfaite, la commission donnera le bon à tirer. Place, par la suite, aux étapes techniques du flashage, c?est-à-dire la production de films sur lesquels figurent les ?textes? à être imprimés et la copie sur plaque.
Toutes ces étapes se dérouleront dans des pièces adjacentes à l?accès contrôlé par des soldats. Les employés de l?imprimerie devront également montrer patte blanche. Uniquement ceux munis de laissez- passer appropriés seront admis dans les zones interdites. Ils seront pratiquement 90 à être mobilisés pour l?exercice. Le com0missaire électoral et son équipe, ainsi que le président de l?ESC sont seuls admis en ces lieux, à l?improviste, à des fins de vérification.
Egalement placées sous haute surveillance, les cinq grandes presses de l?imprimerie du gouvernement. Les bleus de travail dansent sur fond de bruit des machines. Du calibrage exact d?encre et de papier sortira le plus ?petit? bulletin, celui de la 21e circonscription. Avec ses 17 candidats, les bulletins pour Rodrigues tiendront sur 17 x 26 cm. Le plus ?grand? est celui qui accommodera les 40 candidats de la circonscription n° 8 Flacq-Bon-Accueil. Dûment vérifiés, les bulletins seront cousus en lots de 100 avant d?être livrés au bureau électoral, d?ici le 24 juin.
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