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L?ICAC veut mieux combattre le trafic de l?argent sale
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L?ICAC veut mieux combattre le trafic de l?argent sale
Traquer les crimes financiers devient de plus en plus complexe pour les services d?investigation. Des moyens sophistiqués pour faire circuler l?argent sale rendent nécessaire de mieux s?équiper pour contrer ces circuits de blanchiment.
Dans cette optique, l?Independent Commission Against Corruption (Icac) organise depuis hier, à l?université de Maurice, un séminaire de deux semaines sur l?investigation financière destiné aux enquêteurs des cas de blanchiment, de financement du terrorisme, de fraude, de corruption et autres délits à col blanc.
Ce programme bénéficie du soutien du Financial Enforcement Office de l?Office of Technical Assistance (OTA) du Département de la trésorerie des Etats-Unis. ?Si nous ne disposons pas de connaissances et d?expertise pour enquêter sur les transactions suspectes, nous courons le risque d?aider involontairement le financement d?activités terroristes?, a indiqué Anil Kumar Ujoodha, directeur-général de l?Icac. Il a évoqué les développements technologiques, dont les paiements électroniques, qui rendent les contrôles des mouvements de fonds suspects encore plus laborieux.
Stephen Schwartz, chancelier à l?ambassade des Etats-Unis a, lui, parlé de la nécessité d?un système financier robuste et intègre afin de prévenir les risques de mouvements de l?argent sale. Il a aussi mis l?accent sur le lien entre la traque des mouvements de capitaux suspects et la corruption.
Jerry Rowe, conseiller régional de l?OTA, a, lui, évoqué les différents programmes d?assistance technique qu?offre cet organisme dans le combat contre les crimes économiques.
Outre ses propres officiers, l?Icac a aussi invité la police, la Financial Intelligence Unit, la Mauritius Revenue Authority, le parquet, la Financial Services Commission, la Banque de Maurice et le Bureau du commissaire des narcotiques à ce séminaire.
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