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L?Icac enquête sur le kiosque de Curepipe
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L?Icac enquête sur le kiosque de Curepipe
Le projet de rénovation du kiosque du jardin botanique nagerait-il en eaux troubles ? L?Independent Commission against Corruption (Icac) a été sollicitée pour mener une enquête sur les procédures suivies par la mairie de la ville lumière pour l?attribution du contrat.
Le conseiller municipal de Curepipe, Anil Dhorbal, a adressé une lettre en ce sens à l?Icac lui demandant de faire la lumière sur les correspondances échangées entre la mairie et le Central Tender Board (CTB). Il cherche aussi à s?assurer qu?il n?y a pas eu tentative de favoriser un des soumissionnaires.
L?affaire remonte au 6 juin dernier, lorsque le conseil municipal décide de lancer des appels d?offres pour la rénovation du kiosque du jardin botanique. Trois soumissionnaires répondent à l?appel : B.Ram & Sons Ltd (Rs 1 257 813), Safety Construction Ltd (Rs 997, 970) et Mootin Engineering (Rs 998 872.75).
Après avoir analysé les offres, le conseil choisit la plus basse, soit celle de Safety Construction. Mais entre-temps, l?administration de la mairie reçoit une lettre du CTB l?informant qu?il faut refaire l?exercice d?appel d?offres car le Bill of quantities d?un soumissionnaire ? Mootin Engineering ? a été amendé.
?Rénovation et non reconstruction?
Anil Dhorbal explique que cette suggestion a surpris le conseil municipal car celui-ci avait déjà rejeté l?offre de Mootin Engineering. La question est même soulevée lors d?une réunion du conseil.
Les conseillers disent avoir été surpris d?apprendre alors que l?administration de la mairie avait adressé à leur insu une lettre, suggérant de refaire l?exercice d?appel d?offres et que c?est à la suite de cette lettre que le CTB avait fait une recommandation en ce sens.
Mais l?administration de Curepipe s?en défend. Elle affirme qu?elle n?a fait que répondre à une correspondance du CTB tout en indiquant que le conseil souhaitait un nouvel exercice d?appels d?offres. Elle rappelle que ce qu?elle a fait est tout à fait légal. Elle affirme qu?une fois que l?offre d?un soumissionnaire dépasse Rs 1 m, il faut envoyer toutes les offres au CTB.
Anil Dhorbal et d?autres conseillers persistent à dire qu?il n?y avait pas lieu d?écrire au CTB. Ils affirment que l?offre qui avait dépassé les Rs 1 m a été rejetée et précisent qu?ils avaient déjà pris la décision de réduire le coût du projet en rénovant le kiosque plutôt que de le reconstruire. En effet, disent-ils, la rénovation n?aurait pas coûté plus de Rs 1 m car une partie de l?édifice est en bon état. D?où la décision, lors de la commission générale du 11 juillet, de demander de ?reduce the scope of work?.
Le Chief Executive de la mairie de Curepipe devait du reste affirmer lors d?une réunion avec les conseillers municipaux qu?il n?y a rien de ?fishy? car les règles de l?administration veulent que l?on écrive les lettres nécessaires après une commission générale. Les conseillers municipaux répondent qu?en écrivant au CTB, l?administration aurait dû préciser que les conseillers voulaient ?reduce the scope of work?.
Or l?administration, elle, explique que la correspondance qui a été envoyée au CTB indique que le nouvel appel d?offres doit être fait avec le même ?scope of work? de manière à donner une chance égale à tous les soumissionnaires. Cette décision a d?ailleurs été approuvée par le maire de Curepipe, Sen Sewnath, dit-elle.
Au final, le conseil a décidé d?écrire au CTB pour demander que l?exercice d?appels d?offres soit refait en tenant compte d?un ?new scope of work? pour la rénovation ? et non la reconstruction ? du kiosque. D?autres travaux ont été inclus, dont les mains courantes. Il a aussi été décidé de faire appel aux artisans de Curepipe pour effectuer des travaux.
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