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L?humidité mise en cause dans un rapport sur le black-out
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L?humidité mise en cause dans un rapport sur le black-out
Enfin un éclairage sur le black-out qui a sévi sur toute l?île les 6 et 7 janvier. En effet la compagnie sud-africaine Trans-Africa Projects (TAP) sur les «black-out» du 6 et 7 janvier a soumis son rapport au Central Electricity Board (CEB). Tout en identifiant les causes de ces ruptures d?énergie électrique, la TAP soupçonne l?humidité dans le système d?isolation d?être à la base des problèmes des transformateurs de la sous-station de Nicolay, Port Louis.
Pour étayer son argument, la compagnie sud-africaine s?est appuyée sur des expériences passées. Elle avance que le gel (Silica gel) utilisé pour absorber l?humidité était de couleur rose et non bleu.
Pour cette même raison, elle conclut que les incidents des 6 et 7 janvier n?ont pas de lien de cause à effet. L?humidité a affecté le papier utilisé pour l?isolation d?huile. Le type de transformateurs installés à la sous-station Nicolay est sujet à une faible isolation.
Le CEB a subséquemment enlevé le type de transformateurs qui étaient en service à Nicolay. Selon les Sud-africains cette décision aidera à minimiser les risques d?autres problèmes avec ces transformateurs et l?impact sur la vie humaine et les équipements.
<B>AUCUN SURVOLTAGE DE LONGUE DURÉE</B>
Les enregistrements des voltages à Nicolay indiquent que même si le voltage de 66 kilovolts (kv) était supérieur au taux nominal de 66 Kv mais inférieur au taux maximum de voltage spécifié des équipements, il n?y a eu aucun survoltage temporaire de longue durée avant la faute.
Les faiblesses dans la conception et la configuration de la station de Nicolay en cas d?urgence ont contribué de façon conséquente à la rupture de la fourniture électrique après l?explosion des transformateurs à Nicolay.
L?étendue de rupture électrique aurait pu être réduite si la production d?énergie par la centrale de Belle-Vue n?était pas perdue. Pour cette raison, ils ont recommandé que la coordination des systèmes de protection sur le réseau de haute tension soit révisée.
La perte de la production de la centrale de Belle-Vue et le problème sur le réseau de haute tension entre Nicolay, Belle-Vue et Amaury ont causé un surchauffement de la ligne entre Nicolay et Wooton. Subséquemment cette ligne aussi a été affectée, entraînant une interruption de la fourniture de l?énergie électrique à une grande partie de l?île à partir de 18 h 55.
Cette panne d?électricité aurait pu être minimisée s?il y avait une bonne coordination entre le dispositif de «back-up» à Belle-Vue et celui entre Nicolay et Wooton. L?étendue de la rupture d?énergie électrique a été aggravée par le fait que Belle-Vue n?était pas connectée au système quand il y a eu la faute à 20 h 45.
Selon les Sud-africains il y aurait aussi eu un «breakdown» de communication entre le Network Controller au Control Centre et l?opérateur de Nicolay. Cela a eu pour résultat les fermetures répétées de plusieurs disjoncteurs avant que la faute ne soit isolée et la fermeture éventuelle d?un important «breaker» à la sous-station de Nicolay et la perte totale du réseau de haute tension, provoquant du même coup un black-out.
Même s?il apparaît que les procédures établies ont été généralement suivies pendant toute la phase de restauration de la fourniture d?énergie électrique, il semble qu?il y ait eu un manque de coordination dans un très grand nombre d?opérations. Une meilleure approche aurait pu aider à réduire la période de rétablissement de la fourniture d?énergie.
Une visite à la sous-station de Nicolay avait permis aux Sud-africains d?observer que le niveau d?huile pour les disjoncteurs similaires sur d?autres lignes de haute tension était correct. Aucune trace de pollution extérieure ou de fuite d?huile n?a été observée. Ce qui indique que des travaux de maintenance ont été effectués à la station et sur les équipements. Les «maintenance records» indiquent que l?huile utilisée pour ce «breaker» particulier a été changée en avril 2003.
Ravin Dajee, directeur général du CEB, a déclaré «que le rapport des experts sud-africains a établi qu?il n?y a eu ni négligence ni manque d?entretien». «Ils ont fait 14 recommandations pour améliorer la situation. Nous avons déjà établi un calendrier pour l?application de ces recommandations. Nous allons faire de notre mieux pour les appliquer dans la mesure du possible.»
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