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L?histoire retiendra que?

13 août 2005, 20:00

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Ce sont deux équipes réunionnaises qui sont montées sur la première marche du podium : St Gilles les Hauts qui a battu l?USBBRH en masculin (29 - 22) et St André qui s?est défait des Malgaches de l?AS Aro (18 - 16) en féminin.

C?est la première fois qu?une équipe mauricienne masculine, l?USBBRH en l?occurrence, obtient la médaille d?argent dans une compétition de l?océan Indien.

Quelques minutes avant le match contre Madagascar, les Mauriciens se laissaient aller à une séance improvisée de relaxation ou de yoga. Bien évidemment, cet exercice n?avait aucun effet tangible si ce n?est rire un bon coup et accessoirement solidifier l?esprit d?équipe.

C?est la première victoire en compétition officielle d?une équipe mauricienne (USBBRH) sur le handball malgache (St Michel Zandriany) par 31 à 30.

Lors de la finale masculine entre l?USBBRH et St Gilles, les joueurs et le public restèrent dans le noir pendant trois bonnes minutes au Palais des Sports avant que la fourniture électrique ne soit rétablie. Au retour de l?éclairage, les six joueurs de l?USBBRH étaient allongés sur le parquet et semblaient se réveiller d?un profond sommeil.

Le jeune Cédric Kistohurry écopa d?une expulsion pour voie de fait lors de la finale. Cette sanction applicable uniquement en cas de bagarre, a été infligée par un des arbitres malgaches. On ne sait toujours pas de quel chapeau ce dernier a bien pu retirer cette sanction dans la mesure où il n?y avait eu aucun échange de coups. Et c?est bien le dernier joueur au sein de l?USBBRH qui aurait pu aller chercher la bagarre?Quoi qu?il en soit, l?USBBRH a dû terminer la finale avec cinq joueurs de champs !

Sur les quatorze joueurs de l?effectif de l?USBBRH, dix n?avaient jamais participé à une Coupe des clubs champions de l?océan Indien (CCCOI).

A 38 ans, Sanjay Dabydin était le doyen de cette équipe. Il aurait pu être le papa de Jean-Noël Lagarde qui, à 17 ans, était l?un des plus jeunes joueurs. Sanjay Dabaydin a marqué les esprits de ceux présents en inscrivant deux buts à travers une relance de sa cage. Un sur le gardien malgache et un sur le gardien réunionnais ! Il n?a pas manqué de souligner qu?il jouait également pour ses amis, Jeannot Dorasamy, Thierry Etrange et autres Stéphane Virginie qui évoluait à l?USBBRH. La victoire face aux Mahoraises de Tsingoni était la première d?une équipe féminine mauricienne (le Curepipe Starlight) dans une compétition comme la CCCOI.

Pour le premier entraînement du Curepipe Starlight en terre malgache avant leur premier match face à l?AS Aro, leur fer de lance, Jacqueline Rasoarivelo, devait se tordre la cheville. Elle ne put malheureusement jouer le premier match contre son ancienne équipe. Selon certains observateurs, si Jacqueline n?était pas blessée, son apport aurait pu faire renverser la situation en faveur des Cuepipiennes.

Les Curepipiennes ont évolué avec une seule gardienne de but, Annick l?Utile, tout au long de la compétition. Leur autre gardienne de but, Mary-Jane Chuttooa, devait les rejoindre au cours de la semaine, mais elle n?a malheureusement pu se libérer de ses activités professionnelles.

Oubliant les cuillères, fourchettes et couteaux de l?hôtel 5 étoiles de Dubayy où elle travaille, Annick l?Utile a profité de ses vacances à Maurice pour donner un coup de main à ses copines handballeuses. Blandine Emilien, de passage également à Maurice après une année d?études en France, en profitait pour aider ses copines.

La meilleure équipe peut bien être St André, mais la meilleure buteuse du tournoi se trouve dans le camp mauricien. La Malgache Jacqueline Rasoarivelo a effectivement gravé le Curepipe Starlight sur le palmarès 2005. Pour ce qui est du meilleur buteur du tournoi, le titre est exclusivement une affaire malgache car le longiligne Malgache de 2m04 de St Michel, Naguib Kilobo, s?est distingué avec le même trophée.

On aura beau dire que les Mauriciens ont été médaillés d?argent et les Mauriciennes médaillées de bronze. Mais le fait demeure qu?aucune de ces deux équipes ne sont rentrées avec une médaille autour du cou pour la bonne et simple raison qu?elles n?en ont pas eues. Les organisateurs n?ont offert qu?une coupe aux trois premiers.

Les deux équipes mauriciennes ont eu l?occasion d?utiliser la colle spéciale handball (faite à base de résine). Cette colle qui permet d?avoir plus de « grip » sur le ballon est interdite au gymnase de Phoenix. Au Palais des Sports à Tana, ce n?est pas le cas. La colle peut être utilisée à gogo et si Maurice est parvenue en finale, la colle y a grandement contribué. A ceux qui considèrent que ce produit a une incidence sur le revêtement, le parquet du Palais des Sports est toujours aussi luisant?

Les Rodriguais en étaient à leur première participation à une CCCOI. Ils ont pris la dernière place au classement, mais la réalité du terrain est tout autre. Ils ont donné du fil à retordre à toutes les équipes contre qui elles ont joué, y compris St Michel de Madagascar où William André s?est permis le luxe de terminer meilleur buteur de la rencontre avec neuf buts.

Finalement l?histoire retiendra que ces deux équipes, aussi étonnant que cela puisse paraître, n?ont bénéficié d?aucune expertise étrangère dans leur préparation, d?aucun encadrement de diplômés et elles sont tout de même parvenues à se hisser sur un podium?

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