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L?exportation du letchi, une filière porteuse

10 novembre 2005, 00:00

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Gouverner c?est prévoir. Le ministre de l?Industrialisation, du commerce, et du développement du secteur privé, Roger Marie Rafanomezantsoa, a fait sien cet adage sur la commercialisation du letchi.

?C?est une filière porteuse mais elle s?expose à la tentation d?une exploitation anarchique. Le ministère, les organismes d?appuis et les opérateurs économiques à tous niveaux, ont le devoir de chercher ensemble les solutions pour éviter une campagne chaotique comme les années précédentes?, souligne-t-il.

Dans cette optique, le ministère du Commerce a organisé à l?hôtel Génération de Toamasina, une rencontre avec toutes les entités concernées par la filière letchi avec les autorités administratives provinciales et régionales productrices de ce fruit. Tous les aspects des problèmes inhérents au commerce du letchi ont été abordés avec franchise et sans détour.

Sur le prix à l?exportation, Yvan Razakandisa de la société Quacitimad révèle que pour cette année ?le kilo du letchi malgache sur le marché international vaudra, dans le meilleur des cas, un euro. Alors que le coût de revient de la collecte au conditionnement, connaîtra une importante révision à la hausse à cause de la tendance à l?augmentation à tous les postes de production. Aussi je demande un allégement des impositions.?

Echapper au diktat des importateurs

Pour contourner ce cours plutôt bas à l?exportation, il a été suggéré aux exportateurs de miser sur la qualité. Leur organisation professionnelle, le Groupement des exportateurs de litchi ou GEL, a promis d?envoyer au moins 2 000 tonnes de letchis aux normes exigées par les opérateurs.

Mamy Ravatomanga de Sodiat-Export souhaitait l?ouverture vers d?autres marchés que ceux de l?Europe pour échapper au diktat d?importateurs qui forment un bloc de monopole. Cette proposition a provoqué un vif débat parmi l?assistance.

Concernant la date d?ouverture de la campagne, il a été décidé de laisser à l?appréciation des autorités en concertation avec les collecteurs et les exportateurs, l?initiative da la fixer. ?La maturité du letchi varie d?une région à l?autre. D?où cette mesure consensuelle?, note le directeur du commerce intérieur.

Le ministre Roger Marie Rafanomezantsoa a promis d?apporter des solutions aux inquiétudes des exportateurs selon les responsabilités relevant de la compétence de son département. Certaines considérations évoquées par les exportateurs font appel à l?intervention d?autres ministères comme la variation de la tension de l?électricité causant des dégâts au conditionnement ou les aménagements à faire au port.

Cette conférence à Toamasina à l?initiative du ministre du Commerce en personne a eu le mérite de permettre à tout le monde de jouer cartes sur table. Il reste à attendre le respect de la parole donnée.

L?express de Madagascar

AGRICULTURE

Plan d?action pour le secteur sucrier

Le ministre Roger Marie Rafanomezantsoa a annoncé un plan d?action du gouvernement pour relancer la filière sucre à Madagascar. Il porte sur quatre volets principaux qui sont : la consolidation de la filière, l?élaboration d?une politique générale de production, l?accroissement du rendement chez les planteurs libéraux, l?amélioration des coproduits, entre autres, la fabrication d?alcool pour substituer le carburant, et l?installation des nouvelles unités d?usinage dans les régions. Ce programme gouvernemental s?avère nécessaire compte tenu de l?importance de ce secteur et surtout le contexte de la mondialisation de l?économie. ?La mondialisation a incité le gouvernement à transformer la Caisse de stabilisation du prix de la canne et du sucre (CSPCS) en Centre malgache de la canne et du sucre en 1993?, affirme Henri Michel Tsimisanda, président du Conseil d?administration du CMCS en rappelant l?historique de l?établissement.

La CSPCS a été fondée en 1969 pour s?occuper de la commercialisation des cannes à sucre et dérivés sur les marchés national et international et de l?appui aux petits planteurs et la fixation des prix chez les producteurs.

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