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Leur maison construite, ils y vivent sans électricité
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Leur maison construite, ils y vivent sans électricité
Ils s?aiment mais en ont assez de ne passer leur temps qu?à se regarder dans les yeux. Trop c?est trop. Francis Debril, un Français, et son épouse Rosemary, originaire de Rodrigues, n?ont pas d?électricité chez eux, à Grand-Baie, depuis plus d?un mois. Une situation qualifiée d?inadmissible.
A Maurice depuis le 6 juillet, le couple habite, en effet, une maison dépourvue d?électricité bien qu?approvisionnée en eau. Cela en dépit de leurs multiples démarches auprès des autorités concernées. Francis Debril et son épouse avaient, par l?intermédiaire d?amis mauriciens, fait l?acquisition d?un terrain à Grand-Baie. Ils y ont fait construire une maison. Pour le Français, un ex-cadre bancaire, cette maison représentait la retraite paisible à laquelle il aspirait. Sa demeure se trouve dans une zone résidentielle regroupant 24 portions de terre contiguës. Son terrain est d?une superficie de 336.19 m2.
Francis Debril s?en remet alors au promoteur du «projet de morcellement». Mais ce dernier, dit-il, les a connectés à la prise d?une maison voisine qui, bien qu?elle soit toujours en construction, est pourvue d?électricité.
Demarche illegale
Il apprend, du reste, que cette démarche est illégale. Il se rend au Central Electricity Board (CEB) de Port-Louis, Goodlands et Curepipe et explique ses ennuis. On lui répond que le promoteur doit verser Rs 589 505 en vue de faire édifier des pylônes électriques dans cette zone. Jusqu?ici, l?homme s?est contenté de leur dire de prendre leur mal en patience.
Plus tard, le couple devait apprendre que pour tout projet de morcellement, il faut un permis délivré par le département du Morcellement, situé à Port-Louis. Il est ensuite informé que, dans le cas présent, ce permis n?a pas été délivré et qu?il se peut que l?acte notarié ne soit pas valide.
L?angoisse atteint son paroxysme lorsqu?ils apprennent, à travers la presse, que le notaire avec lequel la vente a été conclue, a eu des ennuis avec la justice par rapport aux fraudes sur les terres. De même pour le mandataire ayant agi au nom du vendeur.
C?est ainsi qu?ils se sont rendus à la police de Grand-Baie pour faire une déclaration, puis à l?Independent Commission against Corruption (Icac). Mais point de réponse concluante, selon Francis Debril. Aux dernières nouvelles, ils ont appris qu?ils devront s?acquitter eux-mêmes des frais pour édifier des pylônes électriques. Cela parce que le terrain serait un bien acquis d?un héritier à la suite d?un partage et non obtenu à la suite d?un morcellement?
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