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L?Etat dépense Rs 6 millions annuellement

23 février 2004, 20:00

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La bourse de haut niveau avait été introduite en 1990 par le ministre des Sports d?alors, Michael Glover, pour pallier le manque de moyens des athlètes de haut niveau. Cependant, un contrat d?objectif avait été imposé aux athlètes qui bénéficiaient de cette aide. Et à cette époque, l?objectif visé était les Jeux olympiques de Barcelone en 1992. Seuls ceux qui avaient le potentiel de se qualifier pour cet événement percevaient la bourse de haut niveau et à l?époque, ils n?étaient qu?une poignée à en bénéficier. Une fois les JO terminés, la bourse était automatiquement annulée.

A l?approche des événements tel que les Jeux des îles de l?océan Indien, les Jeux d?Afrique, les Jeux de la Francophonie ou encore les JO, l?aide était renouvelée. Malgré le changement de gouvernement en 1995, l?aide financière aux athlètes s?est poursuivie.

En 2000, la High Level Sports Unit voit le jour, sous l?ère du gouvernement actuel. L?initiative revenait au successeur de Marie-Claude Arouff-Parfait aux Sports, le ministre Ravi Yerrigadoo. Cette unité était placée sous la présidence du conseiller en matière technique auprès du ministre des Sports, Christian Marty, jusqu?en 2001 avant que le PAS (Prinicipal Assistant Secretary), Muburak Boodhun, ne prenne la barre.

Les critères ont été revus, la formule d?objectif abolie. ?La bourse de haut niveau est un processus à long terme avec les Jeux des îles en cours de route?, précise d?ailleurs le PAS.

Dans un premier temps, l?aide financière concernait seulement sept disciplines individuelles notamment l?athlétisme, le badminton, la boxe, l?haltérophilie, le judo, la natation et le tennis de table, avant que le cyclisme ne soit ajouté à la liste sur recommandation du consultant auprès de l?Association mauricienne de cyclisme dans le cadre des derniers JIOI, le Français Bertrand Carabin.

<B>Les critères varient</B>

?Exceptionnellement dans le cadre du rendez-vous indianocéanique, les trois disciplines collectives, notamment le basket-ball, le football et le volley-ball avaient bénéficié de la bourse de haut niveau?, explique Muburak Boodhun. Les sports collectifs, pour rappel, ne sont pas concernés par la bourse de haut niveau. De ce fait, l?aide accordée à ceux qui pratiquent les disciplines concernées a été interrompue après les JIOI.?Quant aux critères imposés aux athlètes, ils ont été définis selon les propositions faites par les fédérations?, souligne notre interlocuteur.

Une grille de classement divisée en quatre niveaux ? mondial, intercontinental, continental et régional ? a alors été proposée aux fédérations. Et là encore, les critères varient selon les disciplines. Néanmoins, un critère commun est imposé aux bénéficiaires, soit un minimum de quatre séances d?entraînement par semaine.

L?athlète doit être recommandé par un technicien supérieur qui est normalement l?entraîneur national ou le directeur technique national. Ces derniers doivent soumettre un rapport mensuel à la High Level Unit. Un rapport trimestriel est également exigé aux techniciens supérieurs et qui permet à cette unité de promouvoir un athlète ou de le rétrograder si nécessaire.

<B>Rs 114 000 à l?athlétisme</B>

Toutefois, il convient de préciser qu?un nombre limité de bénéficiaires par catégorie est imposé aux fédérations. Un athlète ne peut être promu qu?uniquement en cas de place vacante dans la catégorie supérieure.

Si l?allocation pour les catégories mondiale, intercontinentale et continentale est fixe, soit Rs 10 000, Rs 6 000 et Rs 3 000 respectivement, par contre pour le niveau régional, l?allocation varie de Rs 1 000 à Rs 2 000 dépendant de la recommandation faite par le technicien supérieur.

L?Etat dépense environ Rs 6 millions de roupies annuellement en termes d?allocation aux athlètes. L?athlétisme se taille la part du lion avec une aide mensuelle de Rs 114 000 aux 38 bénéficiaires. Il est suivi de, respectivement, la boxe, qui compte 16 bénéficiaires (Rs 34 000), l?haltérophilie, 9 bénéficiaires (Rs 30 500), le badminton, 10 bénéficiaires (Rs 25 000), le judo, 12 bénéficiaires (Rs 25 000) et le tennis de table, 13 bénéficiaires (Rs 24 000).

Valeur du jour, seuls quatre athlètes se placent dans la catégorie mondiale, à savoir Eric Milazar, Stéphane Buckland, Arnaud Casquette et Jonathan Chimier.

A noter que même si le nom d?un athlète figure sur la liste des bénéficiaires, il peut ne pas toucher l?aide du MJS pour une période définie si les critères n?ont pas été respectés dont un minimum de 16 jours de présence mensuellement.

C?est le cas d?Anusha Dajee en badminton, par exemple. Cette dernière ne s?entraîne plus pour des raisons académiques depuis les derniers JIOI. Toutefois, son nom figure toujours sur la dernière liste qui fut établie pour la période d?août à octobre 2003. Une nouvelle liste sera rendue officielle en avril prochain.

Un autre exemple, c?est le cas de Kamini Nemdharry en haltérophilie dont le nom a été inscrit sur la liste de bénéficiaires. L?Unité se réserve le droit de lui accorder sa bourse après trois mois, en attendant qu?elle confirme ses performances réalisées.

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