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Les Visiteurs attendent à Chamarel

4 novembre 2005, 20:00

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La Caravane du cinéma poursuit sa route. Il est temps d’aller au cinéma. Surtout lorsqu’à l’affiche se trouve deux héros des temps anciens, projeté dans les temps modernes, Les Visiteurs. Autre temps, plus court, celui d’Un Nuage, court-métrage de Dominique Merven qui met à l’honneur la Tante Zia, racontant son histoire, ses secrets. Pour rappel, La Caravane du Cinéma est une association sur l’initiative d’un groupe de jeunes volontaires, pour amener la culture dans les régions défavorisées.

Rendez-vous ce soir à Chamarel aux alentours de 19 heures pour une projection gratuite, en plein air de ces deux films. En prélude, le court métrage réalisé par la Mauricienne Dominique Merven. Une première réalisation en solo après une participation sur le court- métrage Chut(e). Dans Un Nuage, une douce comédie, elle raconte le quotidien de Tante Zia, une vieille femme vue par un enfant. Elle raconte à son tour, son passé, ses secrets.

Dominique Merven, est publicitaire de profession et nouvelle venue sur la planète cinéma mauricien. Elle voue une grande passion pour l’audiovisuel et rêvait de réaliser un film. Elle a déjà participé à plusieurs tournages mais elle prend aujourd’hui les commandes des caméras et se lance.

Pour réaliser son premier film, d’une durée de 26 minutes, elle a bénéficié du Fonds d’Aide de la Maurtius Film Development Corporation. Dans un premier temps, le public se laissera bercer par un humour léger, une jolie comédie. Dans un deuxième temps, place au fou rire. Les Visiteurs, l’un des plus gros succès du cinéma français, en deuxième position derrière La Grande Vadrouille, avec Louis de Funès et Bourvil.

Pour Les visiteurs, c’est un autre couple de choc qui a tenu l’affiche des cinémas en France pendant des mois et qui continue à faire des records d’audimat lors des diffusions télé. Dingue, ce film a été une révolution, une crise de rire nationale.

Christian Clavier et Jean Reno sont les deux héros un peu paumés de cette farce moyenâgeuse signée Jean Marie Poiré.

L’idée de base, comment, en l’an de grâce 1112, le Comte de Montmirail (Jean Reno), se retrouve, drogué, empoisonné par une vilaine sorcière et tue par accident le père de sa promise, sa fiancée Frénégonde.

Le mariage étant annulé et sa descendance menacée, Montmirail fait appel au magicien du château et désire remonter dans le temps pour réparer sa faute. Mais le sorcier se trompe dans sa formule et envoie Hubert de Montmirail et son fidèle écuyer Jacquouille la Fripouille dans le futur.

Propulsés en 1992, les deux compères sont complètement déboussolés. Ils sortent du Moyen- âge pour atterrir dans un 20e siècle bien étranger. Par chance, ils vont tomber sur Béatrice de Montmirail, la « chtite chtite chtite filliotte » d’Hubert.

Les blagues et situations tordantes se succèdent et s’amplifient au fur et à mesure du film. Jacquouille la Fripouille s’amusant avec un interrupteur en criant, «jour, nuit, jour, nuit», le Comte vidant une bouteille de Chanel N°5 dans une baignoire crasseuse. Et les dialogues, «Qu'est-ce que c'est que ce binnnzzzz », «Monsieur Ouille, vous avez mangé des croûtes de fromage ce matin ?»

Les acteurs, comme devins, se donnent à leur maximum. Jean Reno est un chevalier de l’ancien temps, Clavier une fouine, dans le passé comme dans l’avenir, et Valérie Lemercier, la comtesse Béa, très chic, est la révélation du film avec son incroyable accent bourgeois que tout le monde s’essaie à imiter.

Le film donnera naissance à deux suites, mais aucune n’a pu égaler ce premier volet d’anthologie. A découvrir ou redécouvrir ce soir à Chamarel.

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