Publicité

Les trois « B » s?expliquent...

27 août 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Qui sont les trois « B » du Conseil des ministres qui menaceraient de démissionner, à en croire l?opposition ? De Paul Bérenger à Pravind Jugnauth, en passant par Ashock Jugnauth, l?opposition a fustigé, lors de ses meetings de vendredi, le gouvernement pour ses mesures budgétaires. La réunion « spéciale » du Conseil des ministres a ainsi été largement commentée.

« Il y a des ministres dont le nom commence par un B qui ont menacé de démissionner car ils ont trop de problèmes à justifier leur budget devant leurs mandants », a lancé Ashock Jugnauth.

Or au Conseil des ministres, il y a quatre ministres dont le nom commence par un B, à savoir Rashid Beebeejaun, Arvin Boolell, Vasant Bunwaree et Anil Bachoo.

Or selon l?Union nationale, le vice-Premier ministre n?est pas concerné, car les « trois B » sont issus de circonscriptions rurales. « C?est la création d?esprits machiavéliques. Je prends tout cela avec le plus grand mépris. Toutes sortes de faussetés et de mensonges sont colportés par des gens censés donner une autre image de la politique. J?ai du travail à faire au sein du gouvernement. Je m?attelle, avec mes collèges ministres, à sortir ce pays du marasme économique. Point à la ligne », nous a déclaré un Anil Bachoo manifestement excédé par les « rumeurs sur les trois B. »

Vasant Bunwaree qualifie de « basses man?uvres de l?opposition » les rumeurs de démission. « Toutes ces machinations sont le produit d?imagination fertile et machiavélique. C?est une pure invention. » Il estime que celle-ci n?a pas de leçon à donner en ce qui concerne la solidarité ministérielle.

Quant à Arvin Boolell, il trouve les commentaires de l?opposition déplacés.

« L?opposition ne peut même pas travailler ensemble et elle s?aventure dans toutes sortes de spéculations qui ne tiennent pas la route. Je viens, d?ailleurs, de rencontrer le ministre des Finances pour une session de travail et je peux vous assurer que nous travaillons en parfaite harmonie », confie le ministre de l?Agro-industrie. Il dément aussi le fait allégué que nombre de ministres hésitent à se rendre dans leurs circonscriptions respectives en raison des mesures imposées par la conjoncture économique.

<B>« Claque la porte alle »

Il dément les allégations d?Ashock Jugnauth, selon lesquelles « ena minis ki pa dakord avec bann mesures ki Sithanen finn pran. Zot kapav prend zot distance avec gouvernement ek claque la porte alle ».

Au meeting du MMM à Beau-Bassin vendredi, Paul Bérenger a affirmé que la catastrophe est à craindre : « Ce gouvernement n?inspire plus confiance. Et il provoque une colère au sein du public, pire qu?au temps de sir Veerasamy Ringadoo. [?] Ramgoolam a dû convoquer le Conseil des ministres jeudi pour calmer les esprits. »

Selon le leader du MMM, le peuple n?a plus confiance en l?actuel pouvoir. « Nous avons affaire à un gouvernement incompétent. Et je vois beaucoup de problèmes se profiler à l?horizon. » Quant à Pravind Jugnauth, au cours d?un meeting à Chemin-Grenier, il ne s?est pas vraiment attardé sur sa rencontre en début de semaine avec le Premier ministre, se contentant de dire qu?il a abordé avec ce dernier la question de la représentation proportionnelle eu égard à la situation rodriguaise. « Mo fine explik li ki pays kapav vine ingouvernable couma Rodrigues. »

Le leader du MSM a aussi commenté l?impact des mesures budgétaires sur le public : « Je vous demande d?interpeller les ministres quand ils viennent vous visiter.

Ils vous doivent des explications? »

Ainsi va la politique, un éternel chassé-croisé entre gouvernement et l?opposition. La série des trois « B » s?inscrit dans cette logique politicienne?

Publicité