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Les tarifs d?opération touristique harmonisés

17 juillet 2003, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Opérer un hôtel coûte plus cher dans le district de Moka-Flacq que n?importe où ailleurs dans le pays. Mais cette situation ne durera pas. La Tourism Authority entend harmoniser les tarifs d?opération touristique.

À présent, chaque municipalité et chaque conseil de district pratiquent leur propre grille tarifaire. Ainsi, le permis pour opérer un hôtel de 50 chambres ou moins dans les villes coûte entre Rs 10 000 et Rs 15 000 par an. Port-Louis pratique le tarif le plus élevé.

Les conseils de districts structurent leurs grilles différemment. Ils pratiquent un prix pour les établissements ayant 25 chambres ou moins et un autre pour ceux qui ont le double de cette capacité. Dans le premier cas, le tarif varie entre Rs 20 000 et Rs 37 500 par an, selon la région. Dans le deuxième, le débours requis se situe entre Rs 45 000 et Rs 90 000. Le permis est le plus coûteux à Moka-Flacq et à Grand-Port-Savanne.

La Tourism Authority se penchera sur l?harmonisation des tarifs dès le renouvellement des permis d?opération touristique achevé. Cet exercice devrait se terminer le

15 juillet. Toutefois, ce délai a été étendu d?une semaine pour permettre une transition sans heurt vers la prise en charge du dossier par l?organisme nouvellement créé.

À hier, ils étaient quatre sur dix opérateurs à s?être présentés à la Tourism Authority, soit, 1 758 sur 4 474 opérateurs recensés. Les retardataires ont intérêt à se presser car passé le nouveau délai, ils devront payer une fois et demie de prix normal pour être régularisés. Le ministère du Tourisme amendera la loi pour permettre aux opérateurs de payer le permis d?opération en deux tranches.

Rs 33 millions recueillies

Quelque Rs 33 millions ont été recueillies par la Tourism Authority à ce jour. Ce chiffre indique très probablement que les gros opérateurs ont répondu à l?appel.

Selon les administrations régionales, les permis d?opération touristiques génèrent environ Rs 53,5 millions par an. Ce revenu sert à suppléer à leurs budgets de développement. L?entrée en fonction de la Tourism Authority les prive de cet argent. Les revenus vont à la caisse centrale de l?Etat.

Les élus des villes et des villages n?ont pas manqué de faire entendre leur mécontentement. Avec la réforme programmée des administrations régionales, les allocations du gouvernement central pour le développement se sont quelque peu taries, disent-ils.

Le pouvoir central s?est montré sensible à cet argument. Il a été convenu de remettre l?argent recueilli par la Tourism Authority aux administrations respectives. Le principe a été agréé. Reste maintenant la détermination des modalités pour la répartition de l?argent.

Le ministre du Tourisme, Nando Bodha, son collègue des Administrations régionales, Joe Lesjongard, Peter Goldsmith, directeur de la Tourism Authority, des représentants du ministère des Finances et ceux des neuf municipalités et conseils de districts se rencontrent en début de la semaine prochaine pour en discuter.

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