Publicité
Les syndicats sont conciliants mais attendent au tournant
Par
Partager cet article
Les syndicats sont conciliants mais attendent au tournant
La classe syndicale dans son ensemble est assez critique sur un certain nombre de propositions. Toutefois, elle salue nombre de décisions, notamment la décentralisation des services gouvernementaux à Ebène, la démocratisation de l?économie et la nouvelle approche sur la formation et le soutien de l?Etat aux recalés du CPE et aux « Form V leavers ». Mais les syndicalistes souhaitent aussi que leurs observations soient entendues.
Au chapître de la démocratisation de l?économie, plus particulièrement de la participation à l?actionnariat et au profit, les syndicalistes demeurent très réservés quant à l?aspect pratique. «On nous raconte la même histoire à chaque budget. Ce qui nous intéresse c?est de savoir si nous aurons la possibilité de consulter les bilans comptables. Et quid de la transparence », nous déclare Rada Krishna Sadien, président de la GSA.
Un autre syndicaliste, Reaz Chuttoo, reconnaît que cette mesure est positive mais demeure sceptique. « Les travailleurs auront-ils leur mot à dire au sein du Board de Directeurs ?»
« La décentralisation a été une de nos préoccupations pendant de longues années Tous les syndicalistes reconnaissent la justesse de cette décision. La construction prochaine d?un nouveau bloc administratif est bien accueillie. Nous avons suggéré au gouvernement de répartir sur une base géographique les endroits suivants : Terre -Rouge pour les fonctionnaires travaillant dans le Nord , Curepipe pour tous ceux travaillant dans le Sud. Moka ou Ebène où l?implantation de la Cybercité fournit le lieu idéal pour ceux qui habitent à l?est du pays, et enfin Bambous pour l?Ouest. Cela permettrait de décongestionner Port-Louis », nous déclare Rashid Imrit de la FCSU, syndicat du Service Civil. En attendant la construction de ce bloc, les syndicalistes s?attendent à ce que le gouvernement s?attelle à trouver une solution durable au trafic routier.
Former les jeunes est une responsabilité de l?État mais aussi du secteur privé : « Li bon qui donne ène formation à ban jeun. Bizin conné si ca program de 3 000 jeun qui pas finnpasse CPE li pou diré comié temp», s?interroge Atma Shanto de la FTU. Il est important aussi, dit-il, que l?offre et la demande sur le marché de l?emploi soient tenues en compte car il ne faudrait pas que les jeunes ne trouvent pas d?emploi à cause d?une trop grande quantité de main-d??uvre formée.
Publicité
Publicité
Les plus récents