Publicité
Les syndicats se penchent sur l?impact des réformes sucrières
Par
Partager cet article
Les syndicats se penchent sur l?impact des réformes sucrières
Les syndicalistes demandent que le prochain Voluntary Retirement Scheme (VRS) soit soutenu par des mesures d?accompagnement. C?est le message principal de Cassam Kurreeman, président du Mauritius Labour Congress et membre du conseil d?administration du Trade Union Trust Fund (TUTF) qui intervenait lors d?un séminaire.
?Petit à petit, deux tiers des travailleurs de l?industrie sucrière vont perdre leur emploi. Aujourd?hui, nous demandons un meilleur encadrement pour que ces deux tiers ne se retrouvent pas dans une situation difficile?, soutient Cassam Kurreeman.
Organisé par le TUTF, le séminaire de deux jours se tient depuis hier à l?université de Maurice. Le thème : ?La réforme de l?industrie sucrière et son impact sur la vie sociale et l?économie de l?île Maurice.? Un rapport sera compilé et soumis à la fin de ce forum au ministre de l?Agro-industrie.
La condition des employés de l?industrie sucrière est au centre de ce séminaire. Avec la fermeture attendue de trois usines, notamment Riche-en?Eau, Mon Trésor et Mon Loisir, un deuxième volet du VRS est aussi à prévoir.
?Quelle formation pour une personne âgée ??
?Il faut qu?il y ait un ajustement et que la compensation soit adéquate?, insiste Cassam Kureeman. Le syndicaliste soutient que des bénéficiaires du premier volet IRS n?auraient toujours pas reçu les terrains dûs. Répondant aux interrogations des syndicalistes, le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell, explique qu??entre l?allocation des terres et la mise sur pied des infrastructures, cela prend parfois jusqu?à cinq ans. En un an et demie, nous avons déjà réglé presque 800 demandes qui étaient en suspens?.
Les syndicalistes ont aussi mis l?accent sur le rôle de la formation en tant que mesure de soutien pour ceux qui perdront leur emploi avec la réforme. ?Quelle formation va-t-on donner à une personne âgée de 51 ou de 55 ans ? Il faut prendre en considération le profil de ces employés et l?âge qu?ils ont actuellement?, souligne Radhakrishna Sadien, président du Mauritius Trade Union Congress et membre du conseil d?administration du TUTF.
Arvin Boolell a tenu à rappeler que les fonds alloués par l?Union européenne seraient distribués, à parts différentes, avec plusieurs objectifs. ?10 % iront à la centralisation, 40 % au reskilling, 40 % au VRS et 10 % au regroupement?, précise le ministre.
Faisant un retour sur les mesures du dernier budget, il met en exergue la participation des travailleurs en termes d?actionnariat de l?industrie de la canne. ?Il faut de l?espace pour la participation des travailleurs et des planteurs. J?espère que les partenaires privés vont comprendre cela et qu?un accord va aboutir sans tarder?, soutient Arvin Boolell.
Autre sujet abordé : le cess, un prélèvement sur les revenus des planteurs qui est ensuite redistribué afin de financer les opérations de plusieurs institutions connectées à l?industrie sucrière. A la suite à la publication d?un rapport compilé par la firme KPMG sur ces institutions liées à l?industrie sucrière, Arvin Boolell a annoncé qu?un suivi serait fait bientôt. ?Les institutions financées par les cess rassemblent 1 268 employés. En 2014, le cess sera réduit de 50 %. Nous allons avoir une présentation et des réunions. Il faut penser aux aspects de mergers, de pension liability et de VRS, entre autres.?
En attendant, les discussions entre l?Etat et la Mauritius Sugar Producers Association concernant la centralisation, la semaine de 40 heures pendant la coupe et plusieurs autres problématiques liées à la réforme sucrière se poursuivent.
Publicité
Publicité
Les plus récents