Publicité
Les syndicats rejettent les projets de loi sur le travail
Par
Partager cet article
Les syndicats rejettent les projets de loi sur le travail
Les dirigeants des fédérations syndicales haussent le ton. Ils ont décidé, hier, au cours d?une assemblée de délégués au Rabita Hall, Port-Louis, de rejeter les deux textes de loi qui remplaceront l?Industrial Relations Act (IRA) et le Labour Act.
Ils prévoient d?organiser, samedi 20 octobre, une manifestation dans les rues de Rose-Hill pour demander au gouvernement de ne pas présenter l?Employment Relations Bill et l?Employment Rights Bill à l?Assemblée à la rentrée parlementaire le mois prochain. Ils souhaitent pouvoir faire des contre-propositions au ministère du Travail et des Relations industrielles.
Les dirigeants des 13 fédérations syndicales ont remis, hier, un mémoire de 25 pages au ministère du Travail. La date butoir pour la soumission des contre-propositions au gouvernement a été fixée à aujourd?hui.
Les rédacteurs de ce document affirment que le gouvernement a rejeté unilatéralement les propositions des syndicalistes en vue d?assouplir les procédures pour l?organisation d?une grève. Ils invitent les membres de l?Assemblée nationale et les forces vives à faire pression pour forcer le gouvernement à organiser un débat national autour de ces deux projets de loi.
Pour les dirigeants de ces fédérations syndicales, il ne faut pas que le gouvernement présente ces textes au Parlement cette année. ?Ces deux lois auront des implications sérieuses et dramatiques sur les conditions de vie des travailleurs et la génération future?, affirme le syndicaliste, Ashok Subron, lors de l?assemblée générale d?hier.
Hypothéquer l?avenir
Les membres du Trade Union Common Front ont décidé de remettre un deuxième document au ministère du Travail vers la mi-novembre. La raison : les membres du front n?ont toujours pas terminé leurs consultations avec les experts étrangers sur ces textes.
Pour les syndicalistes, ces deux projets de loi représentent une ?attaque frontale des droits des travailleurs depuis l?indépendance du pays?. Ashok Subron affirme que si le Premier ministre, Navin Ramgoolam, accepte que ces projets de loi soient présentés au Parlement dans leur forme actuelle, le mouvement syndical n?aura pas d?autre choix que de ?mener campagne contre lui pour réclamer son départ?. Ces deux projets de loi représentent une épée de Damoclès sur la tête des travailleurs. ?Finn donn patron enn foue pou diskit avek travayer?, déclare Ashok Subron.
Le syndicaliste Reaz Chuttoo affirme que l?employeur sera habilité à conclure un accord dont les recommandations salariales pourraient être en deçà des dispositions des Remuneration Orders. Il déclare que l?employeur sera habilité à décider quand un travailleur pourra prendre la moitié de ces congés annuels. Il s?élève aussi contre le fait que l?employeur sera autorisé à favoriser un syndicat par rapport à un autre dans la même entreprise.
Le syndicaliste Devanand Ramuttun a, de son côté, déclaré que ces deux projets de loi vont hypothéquer l?avenir de la génération future. D?où son appel au gouvernement pour engager de nouvelles consultations avec les syndicats.
Publicité
Publicité
Les plus récents