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Les syndicats boycottent le ?National Wages Council?

25 janvier 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Il devrait être mis sur pied cette année pour remplacer le comité tripartite. Mais avant même son entrée en opération, le National Wages Council (NWC) se trouve sous la menace d?un boycott syndical. Les dirigeants de la plate-forme syndicale ont décidé, hier, de ne pas siéger au sein de cette instance tripartite.

La nouvelle instance recommandera le taux de la compensation salariale annuelle en se basant non seulement sur le taux d?inflation mais aussi sur la productivité et la capacité de l?entreprise à payer.

Mais les représentants de 13 fédérations syndicales les plus représentatives du pays ont voté à main levée une résolution de boycott hier, au Rabita Hall, Port-Louis. Ils sont environ 200 membres à avoir assisté à cette assemblée générale spéciale convoquée par la plate-forme syndicale.

En faveur du maintien de l?ancien système

Selon le syndicaliste, Ashok Subron, la plate-forme syndicale a décidé de ne pas siéger au sein de cette instance pour trois raisons principales. Il explique que le manifeste électoral de l?Alliance sociale ne prévoit pas la mise sur pied de cette instance. De plus, le modèle proposé est basé sur le rapport du Pr Lim Chong Yah qui propose que le taux d?inflation ne doit pas être le seul facteur à déterminer le quantum de la compensation salariale. Il ajoute que certains employeurs feront de la résistance avec la négociation collective.

?Les économistes prévoient que le taux d?inflation frôlera la barre de 10 % cette année. La vie devient de plus en plus chère et c?est criminel de ne pas accorder un quantum de compensation salariale sur le taux d?inflation?, fait ressortir le syndicaliste. C?est d?ailleurs pourquoi la plate-forme syndicale demande au gouvernement de maintenir l?ancien système et d?accorder aux travailleurs une compensation salariale intégrale de Rs 800 à compter du 1er juillet dernier.

La plate-forme, dit-il, est prête à déclencher les grandes man?uvres syndicales si le gouvernement persiste et signe sur le NWC. Au ministère du Travail et des Relations industrielles, l?on insiste sur le fait que les salariés n?ont rien à craindre car la compensation salariale ne sera pas abolie.

Le NWC recommandera un taux national que tous les employeurs devront payer. Puis, chaque entreprise aura des négociations collectives avec ses employés pour déterminer la compensation additionnelle.

Plusieurs autres résolutions ont été votées au cours de la réunion d?hier. Elles portent sur le refus d?une éventuelle privatisation de la Central Water Authority, sur la nouvelle loi industrielle qui permettrait à un employeur de licencier sans préavis et sur la révision du Sugar Industry Efficiency Bill qui préconise l?embauche d?un plus grand nombre de travailleurs contractuels dans l?industrie sucrière.

Rashid Imrith, président par intérim de la Fédération des syndicats du service civil, dit constater que le gouvernement tente de séparer les fonctionnaires et les travailleurs du secteur privé. Il fait ressortir que les fonctionnaires ne peuvent plus contester les recommandations salariales du Pay Research Bureau alors que, selon lui, il sera plus facile pour un employeur du secteur privé de licencier un travailleur.

Le syndicaliste, Deepak Benydin, qui présidait la réunion, prévoit, lui, des actions syndicales à la manière du mahatma Gandhi si des négociations ne sont pas ouvertes sur la réforme des lois du travail.

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