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Les sucriers déçus des réunions avec le gouvernement
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Les sucriers déçus des réunions avec le gouvernement
Presque trois semaines après l?institution de deux comités chargés de régler les divergences entre l?Hôtel du gouvernement et la Plantation House au sujet de la réforme dans le secteur sucrier, les choses ralentissent. Les réunions sont au point mort. Les sucriers ne cachent pas leur déception devant l?évolution de la situation. Ils ont le sentiment d?avoir eu à ?déposer devant un Fact-Finding Committee?.
Car depuis fin mai ? date limite pour la fermeture de trois sucreries ? deux réunions se sont tenues sous la présidence du Premier ministre, Navin Ramgoolam, puis une avec le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Rashid Beebeejaun et une autre avec le ministre de l?Agro-industrie, Arvind Boolell, pour essayer de régler ces divergences.
Les sucriers pensaient qu?il y aurait eu d?autres réunions sous la présidence du Premier ministre à son retour de l?étranger, mais il n?en a rien été jusqu?ici.
?Ça nous surprend un peu. Peut-être est-ce à cause du budget ? Les deux réunions avec les ministres Beebeejaun et Boolell ont été limitées à des demandes d?éclaircissements et de renseignements?, dit un sucrier.
?Mais nous avons eu parfois l?impression d?être devant un Fact-Finding Committee ou une commission d?enquête, à cause des questions qu?on nous a posées. On n?a pas trop compris la présence de Nita Deerpalsing et Cader Sayed Hossen aux deux comités?, estime un sucrier.
Il semble que, tant du côté du comité Beebeejaun que du comité Boolell, l?on préfère s?en remettre au Premier ministre en raison des implications politiques de certaines décisions.
?Il y a parfois des questions dont on ne comprend pas trop le sens. Il y a eu des questions sur la rentabilité de certaines opérations. Comme quoi nous avons à justifier pourquoi il faut des investissements dans les raffineries, les distilleries et la production d?éthanol. On nous a demandé des explications sur certains aspects techniques. Or nous avons besoin d?un apport additionnel d?énergie pour pouvoir produire des sucres spéciaux, des sucres raffinés, et l?éthanol?, témoigne le sucrier.
Recommencer à zéro
Le sucrier affirme que ?nous avons eu à donner des renseignements sur l?évolution du marché du sucre dans les années à venir, comment Maurice va se positionner devant cette situation, et donner des explications sur notre stratégie commerciale. Pour l?instant la question de terres n?a pas encore été abordée.?
Il trouve ?frustrant? qu?il y ait eu dans le passé plusieurs réunions avec le ministre Boolell pour des discussions sur la réforme dans le secteur et que maintenant il faut recommencer à zéro.
Quelle est la question qui doit être réglée de façon prioritaire ? La participation des petits planteurs à l?actionnariat des raffineries et des distilleries, la cession des 1 500 et 2 000 arpents de terre au gouvernement pour des projets sociaux ou la politique énergétique ? ?L?important c?est que la réforme soit appliquée. A ce stade, aucune décision n?a encore été prise. Personne ne veut s?engager. Il faudra retourner aux réunions sous la présidence du Premier ministre. Nous aurions souhaité que la situation soit plus claire. Il faut attendre les prochaines réunions pour savoir comment les choses vont évoluer.?
Le Premier ministre aurait-il durci la ligne à l?égard des sucriers ? ?Nous n?en savons rien. Nous n?avons aucune preuve à ce sujet mais nous souhaitons que les réunions sous sa présidence reprennent le plus rapidement possible afin que les choses puissent bouger plus vite?, dit un sucrier.
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