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Les Sri Lankaises acceptent de loger dans un dortoir
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Les Sri Lankaises acceptent de loger dans un dortoir
Elles dormaient à la belle étoile et dans des autobus depuis quatre jours dans l’enceinte de la Compagnie mauricienne de textile (CMT), à Verdun. Mais ces 438 ouvrières sri lankaises ont finalement accepté, hier, de loger dans un dortoir à St.-Pierre. Une cinquantaine d’entre elles ont même exprimé le souhait de reprendre le travail, hier après-midi, selon le ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree.
Ces ouvrières, en grève depuis neuf jours, ont accepté d’être transférées à la suite d’une rencontre avec Jagath Wella Watta, président du Sri Lanka Bureau of Foreign Employment. Ce dernier les a convaincues de ne plus passer la nuit dehors.
Elles avaient refusé jusqu’ici de loger dans ce dortoir car elles souhaitaient être rapatriées au Sri Lanka depuis que la direction avait décidé de les transférer de Curepipe où elles participaient à une grève. Elles demandaient que leur salaire de base de 200 dollars (Rs 6 800) corresponde à 280 heures de travail et non à 315 heures. Elles voulaient aussi travailler 48 semaines par an au lieu de 52 semaines.
Les ouvrières ont passé la majeure partie de la journée à vérifier si tous leurs effets personnels enfermés dans des cartons étaient bien arrivés à leur dortoir. Le président du bureau de l’emploi du Sri Lanka a poursuivi ses rencontres avec elles pour les convaincre de reprendre le travail. A hier après-midi, la majorité voulait toujours rentrer dans leur pays.
Le négociateur des Sri Lankaises a accueilli favorablement la décision prise par les grévistes de loger dans un dortoir. “Fort heureusement le bon sens a prévalu”, déclare Fayzal Ally Beegun. Sa requête pour que les représentants du bureau de l’emploi sri lankais ne quittent pas le pays avant que le problème ne soit résolu été favorablement accueillie. Vasant Bunwaree, annonce en effet que deux représentants du bureau de l’emploi ont accepté de continuer à être à Maurice jusqu’au dénouement.
Jagath Wella Watta a d’ailleurs fait comprendre aux grévistes qu’elles ont rompu leur contrat de travail et qu’elles sont désormais dans l’illégalité. Elles doivent soit payer elles-mêmes leur billet retour, soit une compagnie d’assurances se charge de leur déplacement.
PUBLICATION
<B>La presse sri lankaise écrit</B>
■ Le “Daily Mirror” du Sri Lanka a, hier, fait état des démêlés des ouvrières sri lankaises avec la CMT. Dans un article intitulé “The Mauritius mayhem” (“Pagaille à Maurice”), le journaliste Gagani Weerakoon a interrogé les ouvrières. Elles parlent surtout de la situation des 438 qui dormaient dans la cour de l’usine. Le journaliste a interrogé Sriyalatha Godamamage, qui a évoqué plusieurs problèmes liés au contrat qu’elles ont signé avec leur agent recruteur. Elle affirme qu’elle n’a pas obtenu le salaire promis au Sri Lanka. Elle allègue que les surveillants sri lankais les ont traitées comme des “esclaves”. Certaines finissent de travailler à trois heures du matin pour arriver à leur objectif qui est de produire 200 pièces par jour. Les ouvrières font de graves allégations à propos des relations entre les surveillants et les ouvrières. Elles affirment que l’agent recruteur leur a réclamé entre Rs 45 000 et Rs 50 000 pour une promesse d’emploi à Maurice. Ce dernier a démenti devant le ministère du Travail qui a enquêté sur ce sujet.
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