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Les riverains demandent à être relogés aillleurs
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Les riverains demandent à être relogés aillleurs
“Minis Baichoo ti vinn ici ena deux ans de cela. Li ti dir ki li pou constrir mirail. Ziska zordi pa finn fer narnien. Ala resulta zordi”, dit Stellio, un habitant de Rivière-des-Galets, qui fait allusion aux grosses vagues qui ont déferlé sur les côtes ouest et sud-est dans la nuit de samedi à dimanche et qui ont contraint des familles à déserter leurs maisons pour aller se réfugier ailleurs.
Et il n’y a pas que Stellio qui est en colère et inquiet. Les voisins et les proches de Stellio, Jean Marie et Sunilduth Gooljar le sont aussi.
“Depi lontan pe pe dire ki bizin fer kitsoz pou empes maler. Zordi ou trouv politiciens de tous bords pe galoupe pou amen zot soutien”, constatent des habitants. Des politiciens leur avaient pourtant promis pendant la campagne pour les dernières élections générales qu’ils allaient trouver des solutions au problème d’érosion.
La maison de Sunilduth, un père de trois enfants, a subi l’assaut des vagues déchaînées ce jour-là. Elles ont entraîné sur leur passage des meubles, des vivres et même les livres et les cahiers de ses deux enfants, Kevin et Reema, qui fréquentent deux institutions scolaires de la région.
<B>“Zame nou finn trouv sa”</B>
Sunilduth pêche depuis trente dans les lagons de cette région. “Zamais mon finn viv kitsoz koum sa”, témoigne-t-il. La voix tremble sous l’émotion.
Au moment où il parlait mardi matin, la houle australe sévissait encore, montait plus haut que d’habitude. Les mauvais souvenirs de samedi, encore frais dans sa mémoire, défilaient une nouvelle fois. “Nous ne pouvons plus continuer à vivre ce calvaire. Nous souhaitons que l’Etat trouve un autre endroit pour nous reloger au plus vite.” Son épouse s’était rendue au ministère de la Sécurité sociale pour entreprendre des démarches pour une aide.
En attendant, Kevin et Reema, restent à la maison. Leurs sacs et leurs livres ont été emportées par les vagues.
Pour ce qui est du centre communautaire qui a fait l’objet de critiques dans la presse parce qu’il est resté fermé dans la nuit de samedi après ce raz-de-marée. Sunilduth et d’autres habitants pensent qu’il y a eu un cafouillage ce jour-là.
“ Il faut faire savoir qui donne le droit d’accès à ce centre dans l’éventualité où il y aurait un autre raz-de marée ou en période cyclonique”, insiste Gervais qui habite la côte.
Anil Bachoo, le ministre de l’Environnement explique : “J’ai été effectivement sur place pour un constat. Et croyez-moi, mon ministère déploie les grands moyens pour combattre l’érosion. Mais il faut dire qu’il s’agit de structures qui demandent une somme importante. Je compte me rendre encore une fois sur place dans les jours à venir pour une étude plus approfondie de la situation”.
Le Cyclone and Other Disasters Committee qui s’est réuni d’urgence, lundi, sous la présidence de Suresh Seebaluck, a demandé que les centres communautaires soient ouverts dans le Sud et dans l’Ouest au cas où d’autres raz-de-marée viendraient bouleverser e la vie des gens sur cette partie du littoral.
MARÉES AUSTRALES
<B>L’angoisse des familles</B>
Dans son édition du 3 mai, “l’express Sud” avait fait état des dangers auxquels sont exposés les habitants de Rivière-des-Galets quand la mer monte. Amina Gooljar, Jean-Claude Monro, Stellio Bhawanee et Jean-Claude Mangue avaient, tour à tour, décrit les nuits blanches passées dans l’angoisse en période de mauvais temps. Amina racontait comment la vie de ses enfants et de ses petits-enfants est perturbée lorsqu’il y a un raz-de marrée. “Les vagues traversent les gabions censés nous protéger et envahissent notre maison. Nos meubles sont abîmés et nos enfants ont peur”. Jean-Claude Monro, père de deux enfants en bas âge, expliquait qu’il doit chercher refuge chez ses parents quand la mer se déchaîne. Jean-Clude Mangue et Stellio Bhawanene, tous deux engagés dans le social, avaient aussi fait part de leur inquiétude et demandaient au ministre Anil Bachoo une expertise technique pour évaluer les dégâts causés dans cette région.
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