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Les raids israéliens se poursuivent au Liban
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Les raids israéliens se poursuivent au Liban
● <B>L?Onu convoque une session d?urgence</B>
Cette réaction de l?Etat hébreu fait suite au bombardement de la ville de Haïfa, la troisième par son importance en Israël, sur laquelle au moins deux roquettes de longue portée tirées depuis le territoire libanais se sont abattues la veille. Un fait inédit, qualifié immédiatement par les autorités israélienne de second casus belli, le premier étant l?enlèvement de ses soldats près de la frontières libanaise qui a été à l?origine de l?ouverture de ce «second front» pour l?Etat hébreu déjà empétré dans une opération militaire à Gaza censée porter secours à un autre soldat séquestré, le caporal Shalit.
Des quartiers et des immeubles suspectés d?abriter des cellules du Hezbollah dans le sud de Beyrouth ont été pris pour cibles par l?aviation israélienne, mais aussi des ponts, des routes, des bases militaires libanaises et des camps d?entraînement d?activistes palestiniens. L?aéroport étant désormais paralysé, la chasse israélienne a bombardé la route reliant Beyrouth à Damas, coupant l?une des dernières portes de sortie du pays, qui subit également un blocus maritime. Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées. Côté libanais, le bilan provisoire, établi par les agences de presse, s?établit désormais à près d?une cinquantaine de morts depuis le début des opérations israéliennes. Il serait d?une dizaine de personnes côté israélien : des civils tués par les roquettes du Hezbollah et des soldats de Tsahal tués lors d?accrochages à la frontière libanaise.
<B>RÉUNION D?URGENCE À L?ONU</B>
Tel-Aviv accuse le gouvernement d?inaction voire de complicité avec la milice chiite du Hezbollah, à la fois «parti de dieu» et force politique, dont les activités sont financées essentiellement par Téhéran.
Face à cette dégration nette de la situation au Proche-Orient, le Conseil de sécurité de l?Onu a convoqué une session d?urgence, hier. Le Liban a demandé la veille au Conseil de sécurité d?adopter une résolution réclamant un cessez-le-feu et la fin des attaques israéliennes contre son territoire. «Le gouvernement réclame la fin des agressions israéliennes, qui ont tué des civils et détruit des institutions civiles et économiques vitales», dit Beyrouth dans un communiqué qui ajoute que le Liban n?est «pas responsable de ces événements» et affirme ne pas les approuver.
Côté israélien, on dit ne pas s?attendre à grand-chose de cette réunion. «L?Onu a déjà dit qu?Israël avait rempli toutes les résolutions des Nations unies jusqu?à la dernière ligne, et celui qui ne l?a pas fait c?est le Liban», a dit le vice-Premier ministre israélien, Shimon Pérès. «De sorte que je ne vois pas ce que les Nations unies peuvent faire.»
Le Conseil de sécurité a déjà adopté plusieurs résolutions exigeant le désarmement des milices au Liban et l?extension de l?autorité du gouvernement de Beyrouth à l?ensemble du territoire libanais, y compris dans le Sud où sont actifs des miliciens du Hezbollah, sans que cela soit suivi d?effet.
D?autres déclarations de responsables de l?Etat hébreu ont rajouté dans cette «logique de guerre» destinée à «briser» le mouvement du Hezbollah, selon l?expression du ministre de la Défense, Amir Peretz. Le ministre israélien de l?Intérieur, Ron Bar-On, a menacé hier de mort le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, annonçant à la radio qu?il avait lui-même «tranché son destin». «Nous règlerons le moment venu nos comptes avec lui», a-t-il ajouté. Le ministre de la Justice, Haïm Ramon, a déclaré pour sa part à la radio militaire qu?Israël lutterait contre le Hezbollah par les mêmes moyens que ceux «utilisés par les Américains contre Oussama Ben Laden» ou par les Russes «face aux terroristes tchétchènes».
<B>© Le Monde 2006 ? avec AFP et Reuters.
Distribué parThe New York Times Syndicate</B>
<B>Le monde en bref?</B>
<B>Bruxelles promet 5,6 milliards d?euros pour financer des infrastructures en Afrique</B>
La Commission européenne a promis 5,6 milliards d?euros pour aider les Africains à «vertébrer» un continent où la pauvreté des réseaux routiers, électriques, d?eau et de communication bloquent le développement économique. Les cartes précisant ces infrastructures transfrontalières étant inexistantes, elles ont été élaborées par la commission en collaboration avec les pays concernés. Elles reprennent en grande partie des projets non financés du Nouveau partenariat pour le développement de l?Afrique, une initiative africaine lancée en 2001 pour sortir le continent de la pauvreté.
<B>Grippe aviaire : 41e mort confirmée en Indonésie</B>
La grippe aviaire a tué une 41e personne en Indonésie, selon des tests de l?Organisation mondiale de la santé (OMS) confirmés hier par un responsable sanitaire. Il s?agit d?une fillette âgée de 3 ans, a indiqué un haut responsable du ministère de la Santé. Depuis le début de l?année, plus de la moitié des morts de la grippe aviaire dans le monde sont des Indonésiens, selon l?OMS. L?Indonésie suscite de nombreuses inquiétudes et critiques internationales concernant la propagation du virus sur son sol. L?Indonésie est le premier pays du monde où a été confirmée officiellement une transmission humaine du virus.
<B>Le pétrole à plus de $78</B>
Le prix du baril de pétrole a inscrit de nouveaux records à plus de 78 dollars en réaction à l?escalade de violence au Liban et dans la bande de Gaza et aux inquiétudes suscitées par les approvisionnements du Nigeria. Dans les transactions électroniques après la clôture du Nymex, le contrat août prend 1,70 dollar à un nouveau record de 78,40 dollars. En hausse pour la troisième séance d?affilée, le contrat août du brut léger américain a gagné 1,75 dollar, soit 2,3 %, à 76,70 dollars le baril, après avoir inscrit un record à 76,85 dollars, tandis que le brut livrable en avril 2007 a atteint 80 dollars le baril, un niveau jamais égalé pour un contrat traité sur le Nymex à New York.
<B>Six morts dans de nouvelles attaques contre la police et des civils à Sao Paulo</B>
Une vague d?attaques contre la police et des civils, ordonnées par un groupe mafieux connu selon les autorités, a fait au moins six morts à Sao Paulo. «53 cibles civiles et policières ont été frappées dans 48 attaques contre des bureaux de police, des banques, des supermarchés et concessionnaires automobiles» cette semaine, selon un chef de la police d?Etat de Sao Paulo. Quelque 23 attaques ont également eu lieu, mais aucun autre décès n?a été signalé, ont ajouté les autorités. Cinq personnes ont été arrêtées, dont l?un des chefs présumés du PCC, un gang de la banlieue de Sao Paulo.
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