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Les planteurs mettent la pression…

15 mars 2007, 00:00

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Les problèmes ne sont pas prêts d’être résolus dans les cressonnières à Ruisseau-Les-Mares, Carreau-Esnouf. Après Atmaram Balchand, planteur de cresson qui exige que les autorités effectuent des essais de pompage d’eau à proximité des cressonnières pour évaluer l’mpact des forages effectués par l’établissement Mon-Trésor-Mon-Désert pour irriguer ses champs de cannes, c’est au tour de Devraj Balchand, porte-parole d’une vingtaine de marchands de se faire entendre.

Une cinquantaine de marchands de cresson, accompagnés de leurs proches, ont manifesté dans la rue à Carreau-Esnouf mardi matin pour attirer l’attention de l’Etat sur les fréquentes sécheresses qui affectent les zones où pousse le cresson.

“Notre avenir est sérieusement menacé. Nous demandons à l’Etat d’intervenir en notre faveur auprès de la direction de l’établissement sucrier de Mon-Trésor-Mon-Désert pour qu’elle ne puise plus de l’eau à proximité des cressonnières pour irriguer ses champs de cannes et pour ne pas provoquer une baisse du niveau d’eau dans les nappes souterraines qui alimentent nos cressonnières”, dit-il.

Selon lui, les récentes pluies après le passage du cyclone Gamede n’ont pas amélioré le niveau des sources dans les cressonnières. “Le pompage de l’eau qui est effectué près des cressonnières a des conséquences sur la vie ici”, explique Devanand Bhim, conseiller du village de Trois-Boutiques Il apporte son soutien total aux revendications de ses voisins.

Devraj, 38 ans, cultive le cresson à Ruisseau-Les-Mares depuis son plus jeune âge. Il dit connaître son quartier comme sa poche. “Autrefois la cinquantaine de familles qui dépendaient entièrement des plantations de cresson pour faire bouillir la marmite, n’avaient pas autant de soucis”.

Pour une compensation</B>

Selon lui les cressonnières étaient alimentées plus fréquemment parce que l’établissement sucrier ne pompait pas autant d’eau pour irriguer ses champs de cannes. Le conseiller Bhim suggère au gouvernement de trouver une formule pour accorder une compensation aux planteurs de cresson en attendant une solution durable.

Atmaram Balchan a fait entendre sa voix sur ce problème en maintes occasions. Comme Bhim, il soutient la démarche des marchands de cresson qui ont manifesté mardi matin.

Ayant participé à une réunion en présence d’Alan Ganoo qui occupait à cette époque le porte-feuille du ministère des Services publics, Balchand est catégorique : “Les officiers de l’Irrigation Authority auraient dû effectuer des essais de pompage pour déterminer l’impact des forages effectués par l’établissement sucrier comme décidé officiellement au cours de cette réunion en janvier 2005”.

Selon lui, ces essais de pompage auraient permis de connaître le fonctionnement des nappes souterraines et définir avec précision l’impact du pompage sur les sources et connaître ainsi leur véritable influence sur le système hydrologique de la région.

Hamid Seelarbux, cadre de Mon-Trésor-Mon-Désert, soutient que l’établissement sucrier a eu gain de cause en cour plusieurs fois parce qu’il paie le water right pour puiser de l’eau dans cette région.

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