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Les Pays-Bas disent “non” à la Constitution européenne
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Les Pays-Bas disent “non” à la Constitution européenne
Selon des résultats définitifs quasi-complets donnés par l’agence de presse locale ANP, 61,6 % des Néerlandais ont repoussé la proposition de Constitution européenne. Le camp du “oui” n’a recueilli que 38,4 % des suffrages exprimés.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a estimé lors d’une conférence de presse à Bruxelles que ce résultat annonçait une période difficile pour l’Union européenne (UE).
Tout comme le chancelier allemand, Gerhard Schröder, et le président français Jacques Chirac, Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président en exercice de l’UE, a répété que le processus de ratification du texte devait se poursuivre malgré ce second désaveu en trois jours.
<B>Ne pas déclarer le traité mort</B>
La Grande-Bretagne ne déclarera pas unilatéralement que la Constitution européenne est morte mais tentera de trouver un consensus avec ses partenaires quant à la suite des événements, a déclaré jeudi Douglas Alexander, ministre britannique des Affaires européennes.
Mais après le rejet du traité en France et aux Pays-Bas, il a affirmé que l’on ne pouvait pas non plus ne pas tenir compte des opinions publiques des Etats membres.
“Ces deux ‘non’ placent le traité constitutionnel dans de graves difficultés (...) mais il n’appartient pas à un pays de le déclarer mort”, a-t-il dit à la BBC. Le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw, doit faire lundi aux Communes une déclaration sur les implications des référendums français et néerlandais.
Il pourrait laisser entendre que le gouvernement britannique renoncera désormais à organiser en 2006 un référendum sur la Constitution. Mais la Grande-Bretagne, qui prendra en juillet la présidence de l’Union européenne (UE), ne souhaite pas être la première à annoncer l’abandon du processus de ratification.
En revanche, le Premier ministre britannique, Tony Blair, devrait exhorter les dirigeants de l’UE lors du prochain sommet européen à reconnaître la nécessité de laisser en suspens ce projet de Constitution.
<B>La responsabilité partielle des “non” </B>
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé comme attendu ses taux directeurs inchangés hier malgré la détérioration de la situation économique dans la zone euro.
Les trois taux directeurs de la BCE restent donc au niveau où ils se situent depuis juin 2003. Le principal taux directeur de la BCE, le taux de soumission minimal appliqué aux opérations de refinancement, reste à 2 %, le taux de la facilité de prêt marginal à 3 % et celui de la facilité de dépôt à 1 %.
La BCE a été considérée en partie responsable des deux “non” cinglants français et néerlandais au projet de Constitution européenne. Mais, un des membres du conseil des gouverneurs, Nout Wellink, avait mis l’accent sur le credo anti-inflation de la BCE dès son arrivée à la réunion du conseil des gouverneurs.
“La BCE s’est engagée sur la stabilité des prix. Nous avons fait en sorte qu’il y ait la stabilité des prix et nous continuerons à le faire”, avait déclaré le Néerlandais à son arrivée au siège de la BCE.
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