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Les pays africains veulent renforcer la sécurité nucléaire
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Les pays africains veulent renforcer la sécurité nucléaire
Les nations africaines se sont engagées récemment à renforcer la sécurité nucléaire sur un continent où un certain laxisme, longtemps exploité par les trafiquants d?armes, a suscité récemment des craintes quant à la sauvegarde des réserves d?uranium.
?Les ministres et les responsables africains (...) s?engagent à renforcer la sûreté nucléaire et les mesures de sécurité dans le cadre d?une approche globale visant à promouvoir une utilisation sûre et responsable de l?énergie nucléaire?, indique un communiqué commun signé par au moins 45 pays. Le communiqué a été publié à l?issue d?une conférence de deux jours consacrée à l?utilisation pacifique de la technologie nucléaire en Afrique, tenue sous l?égide de l?Agence internationale de l?énergie atomique (AIEA).
La sécurité nucléaire demeure une préoccupation en Afrique bien que le continent soit devenu une zone dépourvue d?armes nucléaires depuis que l?Afrique du Sud a renoncé à son programme d?armes atomiques, il y a plus de dix ans.
L?Afrique du Sud possède l?unique centrale nucléaire d?Afrique, près du Cap, et il existe des réacteurs de recherche en Afrique du Sud, en Egypte, en Libye, en Algérie, au Nigeria, au Ghana, en République démocratique du Congo et au Maroc, indiquent des responsables du secteur nucléaire.
En novembre, il s?est dit dans les milieux diplomatiques et du renseignement que des pays, parmi lesquels l?Iran, soupçonnés de tenter de se doter de l?arme nucléaire, pourraient avoir profité de l?insuffisance des mesures de sécurité en RDC pour s?y procurer de l?uranium. Le Congo autorise l?AIEA à mener des inspections approfondies et inopinées, notent des diplomates, mais les conditions de sécurité à la mine de Shinkolobwe, au Katanga, sont une source de préoccupation.
Téhéran assure que son programme nucléaire a pour seul but de produire de l?électricité et il a démenti s?être procuré de l?uranium à l?ex-Zaïre. L?uranium brut du Congo démocratique devrait être traité et enrichi à un très haut degré pour pouvoir servir à la fabrication d?armes atomiques.
Le directeur général de l?AIEA, Mohamed ElBaradei, a déclaré que son agence avait aidé ses 38 membres africains à rehausser la sécurité nucléaire en améliorant le matériel de détection, en fournissant une assistance d?urgence et en formant le personnel. L?agence a organisé des sessions de formation au Kenya, au Sénégal, au Ghana et en Algérie sur la lutte contre les trafics illicites et elle a donné un cours en Libye sur la protection des réacteurs nucléaires de recherche.
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