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Les pays ACP : ?Aucune réforme avant 2008?
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Les pays ACP : ?Aucune réforme avant 2008?
Les pays du bloc Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP), signataires du Protocole sucre, affirment d?une voix commune que la réforme annoncée du régime sucrier européen ?dévastera leurs industries sucrières, entraînant de sévères conséquences socio-économiques?.
A l?issu d?un atelier de travail cette semaine, à Bruxelles, ce groupe a défini sa position face à la réforme. La Commission européenne a proposé le 14 juillet dernier une réduction du prix du sucre, démarrant en 2005 pour culminer à 37 % en 2004.
Dans son communiqué émis après les délibérations, le bloc affirme que les tarifs préférentiels sont également reconnus au niveau multilatéral. Le Framework Agreement de l?Organisation mondiale du commerce (OMC), souligne-t-il, reconnaît l?importance des préférences. L?accord prévoit d?examiner la question de preference erosion. De fait, indique le bloc, il n?y a aucune obligation venant des négociations avec l?Omc pour des réductions immédiates et importantes.
?Les pays ACP considèrent qu?à partir de 2008, la situation se décantera sur l?environnement international du sucre, et, que, par conséquent, la réforme ne devrait pas être mise en pratique avant 2008?, affirme le groupe signataire du Protocole sucre.
Le Protocole sucre, affirme le bloc, est un accord intergouvernemental. Chaque partie signataire est tenue de le mettre en pratique. L?Union européenne devrait ainsi respecter les engagements garantis par le Proto-cole : le prix, l?accès (par quota) et une durée indéfinie. Selon les pays ACP, les propositions de réforme sont totalement inacceptables car elles représentent une rupture des obligations du Protocole sucre.
Le communiqué commun rappelle l?importance de l?industrie sucrière dans l?économie des pays ACP. Et toute perte encourue suite à cette réforme européenne devrait être compensée d?une manière définie. ?The ACP highlights the fact that fund disbursement must be simple, timely and recurrent ; this is of critical importance in the implementation of any adjustment programme.?
COUPE 2004
La récolte inférieure à 590 000 tonnes
L?Industrie sucrière révise à baisse ses estimations pour la récolte sucrière 2004. Le ?Crop Monitoring Committee? se réunit ce matin pour déterminer le quantum.
L?estimation initiale a été de 590 000 tonnes. A 60 % de la superficie récoltée, l?industrie est en présence de données ?tangibles? : le rendement de la canne dans les diverses régions et les conditions climatiques ayant prévalu sur le pays. Une source officielle avance que la production sera ?inférieure de 10 000 à 15 000 tonnes?.
Il en ressort que la productivité au centre du pays est inférieure aux années précédentes. Alors que la moyenne, fin septembre, est de 8,77 tonnes de sucre par hectare, au centre le rendement est de 7,43 tonnes. Le bulletin mensuel du Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI), en date d?hier, indique que c?est la seule région à reculer dans sa productivité.
La tendance est similaire au niveau du tonnage de cannes pour le centre : 72 tonnes à l?hectare pour une moyenne de 82,1 tonnes. Situation identique à l?Est où le rendement est de 79,4 tonnes alors qu?en 2001 et 2003, ce fut de 90 et 83,7 tonnes respectivement.
Pour l?ensemble du pays, le MSIRI fait ressortir : ?Future increases in sugar productivity are expected to be minimal and to stem from slightly better extractions as cane yield normally peaks or decreases as from October.?
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