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Les pannes d?équipements perdurent

4 février 2008, 00:00

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Plusieurs hôpitaux sont touchés par le problème de pannes récurrentes. L?appareil Imagerie à résonance magnétique (IRM), le seul des services publics, est encore une fois tombé en panne. «C?est difficile de travailler dans de telles conditions. La liste des attentes pour les examens s?allonge. Dans des cas d?extrême urgence, nous envoyons les patients aux cliniques privées, mais cela a un coût», dit un médecin, exaspéré.

L?IRM est tombé en panne en septembre. Après une première évaluation technique faite par les ingénieurs, il avait été décidé d?acheter des pièces de rechange. L?appel d?offres est lancé assez rapidement mais l?on découvre ensuite des problèmes avec la climatisation. Entre-temps, l?appareil ne fonctionne bien évidemment pas. Le ministère écrit au fournisseur en France pour lui demander l?assistance d?un ingénieur. Mais l?indisponibilité de ce dernier actuellement risque de faire retarder les choses.

Un médecin dit ne pas comprendre pourquoi les pannes survenues dans les hôpitaux perdurent alors que celles qui surviennent dans les cliniques, pour les mêmes appareils, sont réparées en deux ou trois jours. «Ce n?est pas parce que le patient ne paie pas qu?il doit avoir un service approximatif. C?est vraiment inacceptable. Il faut revoir les contrats avec les fournisseurs», dit-il.

Ce à quoi le ministère de la Santé répond qu?il doit, lui, se conformer aux exigences du contrôle strict des dépenses publiques. Les autorités ont cependant déjà acheté un deuxième IRM. Son arrivée est prévue dans le courant de l?année.

Autre outil de travail pour ce même médecin, le CT-Scan de l?hôpital Victoria. Cet appareil lui est essentiel pour décider de la suite du traitement qu?il doit prescrire à son patient. Mais il était en panne depuis novembre et n?a été remis en service que tout récemment. Le même appareil avait déjà connu pareils déboires en septembre également. Des patients de cet hôpital ont dû être dirigés vers celui de Rose-Belle, comme cet accidenté le jour de la fête Cavadee. Comme pour l?IRM, la liste de ceux qui attendent d?être examinés s?allonge.

<B>Médecin absent, appareil non utilisé</B>

Toujours à l?hôpital Victoria, le lithotripteur, utilisé pour broyer les calculs rénaux, n?a pas été utilisé pendant un an. La raison : il n?y a qu?un médecin qui maîtrise son fonctionnement et il est absent pour un an. L?appareil est aussi tombé en panne en 16 occasions, relève un rapport de l?Audit. Par conséquent, les patients, véhiculés par l?hôpital Victoria, ont été examinés à Rose-Belle. Cette situation ne devrait cependant pas perdurer, le médecin spécialiste devant rentrer bientôt.

L?équipement nécessaire à l?angiographie du département cardiaque de cet hôpital n?a été remis en service qu?au début de la semaine dernière après un mois de problèmes techniques. Avec pour conséquence qu?une centaine d?examens sont en souffrance. En temps normal, ce département effectue quelque six angiographies par jour.

«Dans le contrat, la maintenance est pour un seul aspect des problèmes, alors que pour les pièces de rechange, le fournisseur n?a pas la responsabilité de les acheter pour les changer. Ainsi, les procédures administratives provoquent des retards. Ils auraient pu trouver d?autres arrangements pour des appareils aussi importants», dit le médecin.

A l?hôpital de Flacq, c?est l?appareil de radiographie qui fait des siennes. S?il n?est pas en panne, révèle une source à cet hôpital, la qualité de l?appareil est souvent remise en cause. La question a été évoquée lors d?une réunion il y a quelque temps. L?appareil daterait déjà de plusieurs années. Son remplacement semble nécessaire.

Au ministère de la Santé, la question revient souvent sur le tapis. Mais les longues procédures priment sur le souci d?offrir au patient un service de qualité. «Nous suivons ce dossier de très près, mais nous avons malheureusement des contraintes qui nous bloquent. Mais nous nous assurons que les patients ne soient pas pénalisés», soutient le porte-parole de ce ministère.

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