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Les pêcheurs vont en cour
L?Association des pêcheurs du Morne (l?A.P.M) a tenu une réunion mercredi pour discuter du sort de ses membres. Les 57 pêcheurs qui en font partie ont pris la décision de poursuivre les hôtels de la péninsule du Morne. Ils ont consulté un homme de loi pour connaître les différentes étapes à suivre.
Les pêcheurs déclarent que les activités nautiques organisées par ces hôtels leur ont causé beaucoup de tort. ?Nous avons des casiers endommagés?, déclare Lallsing Shamah, président de l?association.
Il affirme avoir perdu cinq casiers neufs au début de l?année. ?Les bouées que j?utilisais comme repères, ont été endommagées. Quand j?ai cherché mes casiers, je ne savais plus où je les avais mis?, ajoute-t-il.
Les pêcheurs font aussi état du bruit causé par des hors-bord et le va-et-vient des kite-surfs et des planches à voile, alors que certaines infrastructures placées dans l?eau ont eu un effet négatif sur leurs prises. ?Il y a aussi des amateurs de plongée qui font fuir les poissons?, dit Lallsing.
Grosses pertes
Les pêcheurs sont clairs dans leurs revendications. Ils demandent que les hôtels cessent les activités nautiques et qu?ils donnent une compensation aux pêcheurs. ?Nous avons perdu beaucoup d?argent ces dernières années. Nos prises ont diminué considérablement et nous faisons des dépenses inutiles. Si la cour nous donne gain de cause, nous allons utiliser cet argent soit pour nous recycler ou pour acheter des équipements pour la pêche hauturière?, explique le président de l?association.
Les pêcheurs disent que ces deux dernières années, ils ont perdu beaucoup de temps avec le ministre de la Pêche, Sylvio Michel et l?ancien et l?actuel ministre du Tourisme Nando Bodha et Anil Gayan.
Lallsing Shamah affirme qu?en septembre 2003, les 140 pêcheurs de la région sud-ouest avaient envoyé une lettre commune au bureau du Premier ministre, à l?ancien ministre de la Pêche et aux trois députés de la circonscription pour leur fait part de leurs problèmes. Une deuxième lettre similaire avait été envoyée deux mois plus tard. Suite à ces deux missives, il y a eu plusieurs réunions entre des représentants du gouvernement et les différents protagonistes.
Les pêcheurs affirment que les réunions sont devenues de plus en plus rares et, finalement, annulées. ?Il y a environ six ministres qui sont au courant de nos problèmes, nous ne pouvons plus aller voir les ministres. Il est temps que nous trouvions une autre solution?, dit le président de l?A.P.M.
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