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Les péripéties des évadés de la prison de Petit-Verger

17 août 2005, 20:00

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Cela fait huit jours qu?ils sont dans la nature. Et que les démarches en vue de les retrouver échouent. Eux, ce sont les quatre hommes qui se sont évadés de la prison de Petit-Verger mercredi dernier. De la course-poursuite au message sur les ondes d?une radio privée, ils ne reculent devant rien. Et semblent n?avoir peur de rien. C?est en tout cas l?impression que donne l?un d?eux : Stéphano Aza.

En effet, alors que la police est sur les traces de ces quatre fugitifs, Stéphano Aza trouve moyen d?appeler une radio privée pour expliquer les raisons de son évasion. Il en profite pour préciser que pour échapper à la police mardi, il a certes volé une voiture, mais pas la propriétaire de la voiture. ?Encore heureux qu?un prisonnier n?ait pas appelé de la prison encore une fois?, ironise un responsable des prisons. Entre-temps, la police aurait tenté de retracer l?appel. Mesure qui n?aurait pas été payante vu que les autorités ignorent toujours où se trouvent les évadés.

Incidents dans la capitale

Le détenu Aza avait été aperçu à Pailles, mardi, par des hommes de l?inspecteur Kailash Dussoye, en patrouille à Pailles Road, Grande-Rivière-Nord-Ouest. Il conduisait alors une motocyclette rouge, et était accompagné d?un autre homme. Voyant la police à leurs trousses, les deux hommes abandonnent la Honda 100cc et prennent la fuite. Stéphano Aza intercepte alors un 2 x 4 et le vole. La police tente de poursuivre le véhicule mais perd la trace des deux hommes.

Le 2 x 4 est retrouvé, abandonné, à la Tour-Koenig quelques heures après. En ce qui concerne la motocyclette que les deux hommes avaient abandonnée à Grande-Rivière-Nord-Ouest, les policiers découvrent qu?elle avait été volée et que la plaque d?immatriculation est fausse.

Deux autres incidents à Port-Louis ces derniers jours laissent penser que les évadés seraient dans les environs de la capitale. Une pharmacie a, en effet, été attaquée à la rue Moka. Et un Mauricien établi en France, qui est actuellement au pays, a aussi été victime d?une agression. Les recherches se poursuivent?

A Beau-Bassin, en attendant que les quatre évadés soient repris, on boucle l?enquête départementale concernant leur évasion. Très peu d?information a transpiré mais nous avons appris que la thèse de complicité interne a été écartée.

Sanctionner la négligence

Il semble qu?il s?agissait d?une ?évasion opportuniste? et que les conditions étaient réunies pour faciliter la fuite des quatre hommes. Quelles conditions ? Négligence, disent certains. ?Négligence criminelle?, ajoute un interlocuteur. En tout cas, l?enquête continue. Et des mesures ont été prises jusqu?ici pour sanctionner la négligence et non une quelconque complicité, précise-t-on.

Les autorités pénitentiaires attendent, par ailleurs, un rapport sur la mort de Steve Labonne. L?enquête départementale qui devrait être remise au commissaire des prisons vers la fin de la semaine servirait à établir les failles du système de renseignements et de ?response? des officiers de la prison.

En attendant, les prisons du pays connaissent un moment de répit bien mérité?

CINQ ANS APRÈS

Toorab Bissessur relâché

■ Toorab Bissessur a retrouvé la liberté. Il a, en effet, été ?discharged? depuis une quinzaine de jours. Est-il arrivé à la fin de sa sentence ? Nous n?avons pu le confirmer.

Cet ancien membre de l?escadron de la mort a été arrêté le 3 décembre 2000, soit quatre ans après le triple meurtre de la rue Gorah Issac, le 26 octobre 1996. Il désignera Cehl Meeah comme le commanditaire du crime.

Toorab Bissessur a aussi été au centre d?une ?private prosecution? logée par Raju Mohit contre Paul Bérenger.

Mohit affirmait que Bérenger avait aidé Bissessur financièrement après l?assassinat de Plaine-Verte, l?avait hébergé et avait même payé ses frais d?avion pour Madagascar.

Bissessur était détenu à la prison de haute sécurité à Phoenix, aussi connue comme La Bastille. C?était un prisonnier ?protégé? en échange des renseignements qu?il avait donnés aux autorités.

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