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Les opérations des entreprises de la zone franche perturbées

8 mars 2007, 00:00

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La congestion portuaire suscite de vives appréhensions au niveau d?un certain nombre d?entreprises de la zone franche. A l?instar de Socota Textile Mills, Firemount Textiles Ltd, Ferney Spinning Mills, Aquarelle Clothing Ltd ou encore Princes Tuna (Mauritius) Ltd.

Certaines de ces entreprises attendent le déchargement des matières premières à bord des navires pour que leurs opérations ne soient pas davantage perturbées dans les prochains jours. Alors que pour d?autres, leurs exportations sont bloquées, entraînant du même coup une hausse de leurs coûts d?opération.

Socota Textile Mills a au moins sept conteneurs à bord du Werhr Altona, arrivé hier matin. Ils contiennent 53 tonnes de fil en provenance de l?Inde. Mais c?est très probablement lundi que le navire accostera le quai pour décharger sa cargaison.

La même compagnie attend 50 tonnes de fil à bord de deux autres navires qui vont mouiller à Port-Louis d?ici la fin de la semaine. Mais avec la congestion, il est difficile pour la compagnie à ce stade de savoir quand ils vont commencer à travailler. Cette cargaison vient également de l?Inde.

Milliers de roupies de pertes

Socota avait aussi des matières premières à bord de l?Ocean Trader, arrivé le 23 février mais qui a commencé à travailler le 3 mars.

L?usine de textile a fort heureusement un stock tampon de fil qui lui permettra de faire face à la situation en attendant que les cargaisons à bord des autres navires soient déchargées. Mais si la situation ne s?améliore pas, l?exportation par avion devra être envisagée.

Ferney Spinning Mills attend 20 tonnes de coton à bord d?un porte-conteneurs. Le bateau était supposé arrivé le 6 mars, mais il est maintenant attendu le 12 mars. La cargaison vient d?Australie et de Chine. De plus, la filature avait 64 tonnes de coton à bord d?un autre bateau. Le bateau était supposé mouiller à Port-Louis fin février. Mais à cause de la congestion, il a évité d?y faire escale et s?est rendu à Durban pour transborder la cargaison qui, cette fois-ci, est attendue à la mi-mars.

Après le passage de Gamede, des cartons de jeans fabriqués par Firemount Textiles Ltd, qui se trouvaient dans un conteneur, ont été abîmés. Cette avarie représente des milliers de roupies de pertes pour la compagnie.

La cargaison de jeans devait initialement partir pour la Grande-Bretagne depuis le 20 février. Mais entre-temps, le cyclone est arrivé. Ces jeans valent 75 000 livres sterling. Leurs cartons doivent retourner à l?usine pour un nouvel emballage avant d?être exportés.

Quatre autres conteneurs de jeans de Firemount Textiles Ltd destinés aux Etats-Unis, d?une valeur de Rs 40 millions, attendent également. Ils n?ont pu être exportés à ce jour car les deux navires qui devaient les charger ont brûlé l?escale de Port-Louis en raison de la congestion portuaire.

Outre Firemount Textiles Ltd, Aquarelle Clothing Ltd détient des accessoires de textile à bord de ces deux navires. Elle devait aussi exporter des chemises vers l?Europe et les Etats-Unis. Probablement, Aquarelle aura à faire une partie de l?exportation par avion. Elle s?apprête à changer son système de production pour faire face à la situation. Des exportations de matières premières pour son unité à Madagascar sont aussi retardées.

Lignes maritimes découragées

Même les exportations de Princes Tuna Mauritius Ltd à destination d?Europe ont été affectées. Une cinquantaine de conteneurs étaient bloqués après le passage de Gamede. Une partie a pu être exportée avec du retard, alors que d?autres attendent que le navire sur lequel ils doivent être chargés puisse trouver une place à quai.

?Ce n?est pas toujours que les clients comprennent la situation à Port-Louis. Car les marchandises qui leur sont destinées ne leur arrivent pas. Ils accusent des pertes suite aux retards de livraison. Les marchandises n?arrivent pas à temps dans les magasins. Les clients à l?étranger ont planifié leurs ventes?, fait-on ressortir du côté de la Mauritius Export Processing Zone Association.

?Le risque est qu?ils annulent les commandes, ce qui pourrait entraîner des pertes pour des compagnies mauriciennes. Sans compter le risque que les usines perdent éventuellement ces clients. Il est temps qu?une solution soit trouvée afin que les opérations des usines de la zone franche ne soient pas perturbées pendant la période cyclonique. Car des lignes maritimes sont découragées et les marchandises repartent sans être déchargées à Port-Louis ou brûlent l?escale de Port-Louis.?

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