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Les ONG appelées à soutenir les réformes

19 août 2006, 00:00

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La société civile comme partenaire du développement durable : le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, en appelle au soutien des organisations non gouvernementales (ONG) dans la mise en place des réformes économiques.

Le ministre intervenait, hier, à une réception marquant les 25 années du Centre de documentation, de recherches et de formation indiaocéaniques (Cedrefi). La cérémonie s?est déroulée à l?hôtel St-Georges, à Port-Louis.

Rama Sithanen a été lui-même un des fondateurs du Cedrefi avec feu Dr Pierre Yin, économiste. Pour le grand argentier, les ONG doivent être partie prenante dans le processus de développement. «Par exemple, il faut des passerelles entre les ONG et l?Empowerment Programme qui fait provision, entre autres, de la formation, de la valorisation et de l?economic empowerment des groupes vulnérables, avec un accent particulier sur les femmes», soutient-il.

Le ministre a expliqué la nécessité des réformes économiques. Les principaux indicateurs économiques sont dans le rouge et toute dégradation de la situation mènerait le pays vers de graves problèmes sociaux. «Le gouvernement a décidé de mettre en pratique un plan de réforme visant à augmenter la croissance, à créer des emplois productifs et à combattre la pauvreté». Il dit souhaiter une plus grande participation des ONG dans le combat contre la pauvreté.

Pour Raïfa Bundhun, la présidente du Cedrefi, il est nécessaire d?avoir une interface de dialogue entre l?Etat et la société civile. «Ce souci de dialogue avec la société civile devrait interpeller la classe politique dans son ensemble». Elle a brièvement rappelé la contribution du Cedrefi dans les divers domaines notamment la coopération régionale et le développement durable.

Fervent défenseur du concept de l?indiaocéanisme, le Cedrefi est en faveur d?une Commission de l?océan Indien plus robuste. «Aujourd?hui sa place est toujours justifiée, même s?il y a encore des ajustements à faire, en particulier une plus grande ouverture vers la société civile des pays membres».

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