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Les Mauriciens de l?étranger comptent oeuvrer pour les pauvres

22 juillet 2006, 00:00

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Raj JUGERNAUTH

Après cinq jours de débats et témoignages, le symposium international de la diaspora mauricienne a fermé les rideaux, hier, à l?université de Maurice. La conférence avait réuni des Mauriciens établis dans plusieurs pays industrialisés. Bilan des discussions : l'expression d'une forte volonté de ces Mauriciens d'aider les pauvres du pays.

De l'aide est aussi promise aux étudiants qui se rendront à l?étranger pour des études ainsi qu?à des émigrés « afin qu'on ne connaisse plus jamais des drames tel celui qui a eu lieu en France notamment la mort d?une mère et de sa fille par dénutrition ».

Les membres de la diaspora mauricienne, ceux d'Australie, du Canada et des Etats-Unis aident déjà financièrement plusieurs organismes à Maurice à travers des levées de fonds. Ils ont visité hier plusieurs régions du pays où se trouvent des squatters et des familles démunies, notamment à Case-Noyale et à Chamarel.

« Environ une cinquantaine de personnes vivant au bord d'une rivière, sous des structures en tôle à Quartier-Militaire, dormant sur des feuilles de carton, alimentant un nourrisson de trois mois avec de la farine et du sucre, le tout mélangé avec l'eau de la rivière... Quand on voit ça, on se demande si on est vraiment à Maurice », lance une des participantes du symposium, lors d?un atelier de travail portant sur l'aide aux pauvres de Maurice.

Plusieurs ateliers de travail, allant de l'acculturation à la violence envers les femmes ont été tenus peu avant la fin du symposium. C'est celui qui portait sur l'aide aux pauvres qui a attiré le plus de participants.

Travail volontaire et gratuit

L'aide promise par les Mauriciens du Canada, des Etats-Unis, d'Australie, de France, du Royaume-Uni principalement, se traduit sous trois formes : une aide financière plus importante pour aider les ONG qui s'occupent des démunis, une aide aux étudiants et autres émigrés mauriciens, et le travail volontaire et gratuit des membres de la diaspora dans divers organismes du pays.

Lors des discussions, une forte volonté de structurer et de faire un trait d'union entre la diaspora et Maurice a aussi été exprimée. Des traits d'union à l'instar de celui entre la diaspora mauricienne du Canada et celle de Maurice (créé par Teresa Wong ) et celui des Etats-Unis et Maurice (créé par Suzanne Kon Kam King).

« Les Mauriciens établis à l'étranger et qui ont réussi sur le plan professionnel et social ont le devoir d'aider leur pays d'origine », a fait ressortir Teresa Wong qui ne se lasse pas d'organiser des levées de fonds aux Etas-Unis pour aider Maurice.

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