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Les Komiko Évoluent
Direction la répétition, au théâtre de Port louis, jeudi soir, de la nouvelle pièce des Komiko, Evolisyon. Et puisqu?évoluer ne signifie pas renier les valeurs du passé, chacun pourra trouver dans ce nouveau registre, la touche Komiko. « C?est un peu différent mais on peut rire si l?on veut, on peut se moquer de soi », explique Miselaine Soobraydoo.
Ce n?est plus un spectacle comique, mais une pièce de théâtre sérieuse avec de l?humour. L?histoire est celle de Raphaël, un grand-père choqué par l?attitude de ses enfants. Ils disent que « life diferan aster ek dimoun finn evolye ». Mais quelle évolution ? « Eski evolisyon est évolyé positivman, eski valer imen enkor ena so vré valer eski lavi finn vremem evolyé? »
La pièce oscille entre drame et humour au son d?une musique signée Menwar. Présent mais discret à son habitude, Menwar signe l?ambiance théâtrale. Il offre une couleur musicale étrange, envoûtante, qui met presque mal à l?aise.
Miselaine, metteur en scène, ne joue pas pour les répétitions. Elle s?est faite remplacer par la jeune et talentueuse Annabelle Augustin. Miselaine se poste au beau milieu de l?orchestre, entre la scène et la régie, dicte le ton des comédiens, régle la lumière et le timing pour la musique.
Les comédiens sont fatigués. Avant le Festival de Théâtre de Port Louis, ils ont fait une tournée à Mayotte. Quatre représentations de leur pièce Ti M?aimes, traduite en français. L?humour mauricien a voyagé et rencontré un grand succès.La troupe Komiko pourrait jouer à La Réunion l?an prochain.
A voir ce dimanche
23 octobre à 14 heures.
BILAN ENTRE DEUX ACTES
Le Festival de théâtre de Port Louis s?achève demain après un mois de représentations et sept pièces originales proposées au public. Sept pièces aux couleurs et aux accents différents. Certaines marquant d?entrée l?esprit du spectateur, d?autres tuant d?entrée son intérêt. Il y a eu des découvertes, plaisantes, comme des constats navrants. Certains semi-professionnels manquent de réalisme ou tout simplement de professionnalisme. La différence de niveau est flagrante entre les troupes locales. Il y a du très bon comme du très moyen, mais présentés à égalité. Le Festival gagnerait à accorder sa confiance à de nouveaux visages, à chercher des talents. Quitte à faire dans l?amateurisme, autant donner la parole aux amateurs.
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