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Les Grecs accueillis en héros

6 juillet 2004, 20:00

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Le retour des héros au pays : des centaines de milliers de Grecs ont accueilli lundi soir dans une liesse indescriptible leur équipe nationale de football, devenue championne d’Europe.

La foule s’était massée le long du trajet reliant l’aéroport d’Athènes au stade tout en marbre de Panathinaiko, au centre de la capitale, où s’est déroulée pendant toute la soirée une cérémonie en l’honneur des footballeurs grecs, vainqueurs à la surprise générale de l’Euro 2004 grâce à leur victoire 1-0 sur le Portugal dimanche.

Le stade, qui a accueilli les premiers Jeux olympiques modernes en 1896, résonnait de la musique de “Zorba le Grec”, un film réalisé en 1964 par Michel Cacoyannis, et était illuminé par une pluie de feux d’artifice.

Les supporters, enroués après une nuit de fête, ont crié “Grèce, Grèce” et “faites entrer le Brésil” quand les champions ont fait leur apparition.

“C’est un grand moment de joie”, a lancé le Premier ministre grec Costas Caramanlis, qui avait fait le voyage de Lisbonne pour assister dimanche à la victoire de l’équipe nationale. “Je suis sûr que ce (sentiment) culminera avec les Jeux olympiques.” C’est un moment unique pour toute la Grèce, c’est quelque chose d’indescriptible”, a renchéri la maire d’Athènes, Dora Bakoyianni. “Nous devons tous être au stade Panathinaiko pour dire merci à cette équipe qui a donné tant de joie à toute la Grèce.”

Dans et autour du stade, plus de 100 000 personnes ont entonné l’hymne national grec en attendant leurs héros ainsi que l’entraîneur allemand Otto Rehhagel dont le car a été suivi dans les rues d’Athènes par des milliers de motos tout klaxon hurlant.

Le sacre des footballeurs est intervenu à seulement cinq semaines du coup d’envoi des prochains Jeux olympiques d’été, qui se tiendront à Athènes du 13 au 29 août.

Radieux, Otto Rehhagel, à qui les autorités ont offert de devenir citoyen grec, était assis à l’avant du car pendant le trajet, tenant le trophée tant convoité. Le car avançait à très faible allure au milieu d’une mer de drapeaux rayés bleu et blanc et de feux de Bengale sur les 35 km séparant l’aéroport du stade.

Les couleurs grecques recouvraient toute la ville, pendues aux balcons des immeubles et aux fenêtres des voitures, peintes sur les visages, accrochées au cou des chiens, transformées en chapeaux, en T-shirts, en étiquettes de bouteilles de champagne ou en décorations de gâteaux.

Héros parmi les héros, Angelos Charisteas, unique buteur de la finale qui a sacré son équipe grâce à une tête en deuxième période, est apparu toute la journée sur des écrans de télévision géants installés en plein air.

Dans une rue de la banlieue d’Athènes, une banderole résumait l’humeur de toute la population grecque : “Si c’est un rêve, alors je ne veux jamais me réveiller…”

<B>Euro 2004

Jackpot pour un parieur birman qui touche 495 211 euros !</B>

Il fallait oser; il l’a fait. Un homme d’affaires birman vient de rafler l’un des plus gros gains dans l’histoire des paris sur des matches de football après avoir été le seul parieur à avoir cru dans les chances de l’équipe de Grèce dans l’Euro 2004. Cet Euro a été une affaire en or massif pour les bookmakers anglais avec des paris records de 300 millions de livres (447 millions d’euros).

Selon Press Association, ce restaurateur de 34 ans dont l’identité n’a pas été révélée a décroché un cocotier de 332 625 livres sterling (495 211 euros) chez les bookmakers anglais après avoir parié sur la victoire hellène quand il a vu les Grecs s’imposer face aux Portugais lors du match d’ouverture de l’Euro alors qu’ils étaient donnés gagnants à seulement 200 contre 1. Les Grecs avaient eu ensuite une cote de 100 contre 1, puis 50 contre 1 après leur accession aux quarts de finale. Par trois fois, il a parié sur la Grèce pour un total 24 500 livres sterling (36 475 euros). Après la victoire de dimanche de la Grèce sur le Portugal en finale, le mystérieux parieur “n’a pas fermé l’oeil de la nuit”, assure un porte-parole de la firme William Hill où il a joué.

A la boutique de Woking dans le Surrey, dans la banlieue de Londres, où ce parieur a joué, les employés ne l’ont pas reconnu et pensent qu’il n’était jamais venu auparavant. “C’est la première fois qu’il venait dans l’une de nos boutiques, c’est la première fois qu’on le voyait”, a déclaré le porte-parole de William Hill. Il a ajouté que le parieur chanceux envisageait très sérieusement de prendre quelques jours de vacances... en Grèce.

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