Publicité
Les forces pro-Kadhafi poursuivent la contre-offensive
Par
Partager cet article
Les forces pro-Kadhafi poursuivent la contre-offensive
La contre-offensive lancée dimanche par les forces régulières libyennes contre les villes tenues par les insurgés a alimenté les craintes de voir le pays sombrer dans la guerre civile.
Au siège des Nations unies, le secrétaire général de l''''Onu, Ban Ki-moon, a réclamé dimanche soir l''arrêt des "attaques aveugles" contre les populations civiles. Mouammar Kadhafi, qui se présente comme un rempart contre Al Qaïda, dément que la population soit victime de combats qui, dit-il, opposent ses troupes à des groupes djihadistes.
Dans l''Ouest libyen, les forces loyalistes, appuyées par des chars, de l''artillerie, des avions de chasse et des hélicoptères, ont lancé dimanche une contre-attaque à Misrata, à 200 km à l''est de Tripoli, et ont repoussé les rebelles hors de Bin Djaouad, dans le golfe de Syrte. Les forces régulières ont également poursuivi leur offensive sur Zaouïah, à 50 km à l''ouest de la capitale. Les insurgés affirment cependant avoir repoussé les assauts contre Misrata et Zaouïah au prix de combats sanglants.
Dans l''Est, d''où est partie l''insurrection à la mi-février, le régime affirme avoir repris le contrôle de toutes les régions autour de Benghazi et, selon un porte-parole du colonel Kadhafi, ses troupes se dirigeaient sur la capitale de la Cyrénaïque. Mais les journalistes de Reuters présents sur place ont constaté que Benghazi restait fermement sous le contrôle de la rébellion. La situation était identique dimanche dans le port pétrolier de Ras Lanouf, sur le golfe de Syrte. Mais, lundi, habitants et rebelles quittaient la ville pétrolière par craintes d''une offensive des forces pro-Kadhafi.
Sur le plan diplomatique, l''Onu a exigé l''arrêt des violences contre les populations civiles.Dans un communiqué, le secrétaire général de l''Onu, Ban Ki-moon, "observe que les civils subissent l''essentiel des violences, et appelle à un arrêt immédiat de l''usage disproportionné de la force et des attaques aveugles contre des cibles civiles de la part du gouvernement".
Soutien militaire aux insurgés ?
Par ailleurs, les appels en faveur d''un soutien militaire aux rebelles libyens se multiplient aux Etats-Unis.  A ce stade, l''administration Obama se montre prudente, examinant "toutes les options", y compris militaires, et réitérant ses appels au départ du colonel Kadhafi. Mais la secrétaire d''Etat, Hillary Clinton, a reconnu cette semaine que les Etats-Unis étaient encore "loin d''une décision" sur l''opportunité d''instaurer une zone d''exclusion aérienne en Libye.
Dimanche, le sénateur démocrate John Kerry a estimé qu''une zone d’exclusion aérienne devait être décrétée pour empêcher l''aviation libyenne de s''en prendre aux rebelles et à la population civile, avant de préciser qu’une telle zone ne constitue pas une intervention militaire.  "La dernière chose que nous voulons est une intervention militaire. Nous ne voulons pas de troupes sur le terrain, ils ne veulent pas de []]nos] troupes sur le terrain", a affirmé sur CNN,  M. Kerry, président de la commission des affaires étrangères du Sénat.
(Source : Reuters)
 
Publicité
Publicité
Les plus récents