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Les déchets encombrants seront payants
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Les déchets encombrants seront payants
Chikungunya oblige, les autorités s?arment pour l?été qui se précise. Si l?accent est mis sur des campagnes de prévention, en insistant sur la nécessité de conserver un environnement propre, d?autres mesures suivent. Les amendements qui seront apportés bientôt au Public Health Act, à l?Assemblée nationale, accompagnent d?autres qui sont imposés par les municipalités.
A titre d?exemple et dans un dépliant, la ville de Quatre-Bornes rappelle à ses citadins que le nettoyage, gratuit l?été dernier, sera désormais payant au coût de Rs 300 par camion. Ce service spécial est offert aux habitants soit dans l?après-midi, soit un jour pendant le week-end.
?Il y avait un tarif pour les déchets encombrants depuis un certain temps, explique-t-on du côté de la ville des fleurs. Toutefois, la fois dernière et avec le concours des autres ministères, nous avons offert ce service spécial gratuit. La clé de la prévention pour le chikungunya, c?est de réduire les risques de prolifération. Il faut donc agir.?
Dans la catégorie des déchets encombrants, on dénombre les pneus usagés, troncs d?arbres, vieux réfrigérateurs et tout autre débris métallique. La municipalité de Quatre-Bornes souligne aussi que l?amende, en cas de non-nettoyage des terrains vagues, peut aller jusqu?à Rs 10 000.
A Beau-Bassin-Rose-Hill, aucun paiement n?est exigé des habitants. ?Nous envisageons de le faire pour les déchets des magasins, précise le maire, Varen Andee, mais pour les résidents, nous n?allons pas imposer un tarif pour l?instant.?
Pour sa part, la ville-lumière impose deux tarifs pour les déchets encombrants. ?Dépendant du volume et du nombre de camions utilisés, les tarifs sont à Rs 200 et Rs 400?, explique le maire de Curepipe, Christian Hurhangee. Port-Louis n?a pas cette préoccupation en temps normal. N?ayant pas d?endroit pour disposer des déchets métalliques et autres, elle se contente des déchets ménagers. Le dépotoir de Roche-Bois ne peut disposer de tels débris et selon un des conseillers de la capitale, c?est le ministère de l?Environnement qui s?en charge.
Contraventions directes
Néanmoins en raison du chikungunya, des dispositions spéciales sont prises en collaboration avec le ministère de l?Environnement. Ce service spécial se fait une fois par mois et aucun paiement n?est exigé pour le ramassage de ces ordures.
Entre-temps, le ministère de la Santé, peaufine ses amendements en vue de sanctionner les négligents qui aident à la prolifération des moustiques. Attendons-nous à la contravention directe? Actuellement, une notice est servie à toute personne qui ne nettoie pas sa cour. Mais si elle prend les mesures qui s?imposent dans un délai prescrit, elle n?est pas poursuivie. Or, avec les nouvelles dispositions de la loi, tout contrevenant aura à payer dans n?importe quel cas de figure et une fois qu?il est pris en faute. Actuellement, l?amende est de Rs 1 000 mais gare à la hausse !
?Il y a eu trop d?inconscience l?été dernier, soutient-on du côté du ministère de la Santé. Il faut sévir pour réduire les risques de cette maladie. Nous sommes convaincus que ce sera un moyen de dissuasion.? Le State Law Office s?attelle aussi à mettre la touche finale à ces amendements.
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