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Les déboires d?Ivy, piqueuse d?ourites
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Les déboires d?Ivy, piqueuse d?ourites
Ivy Adelaïde, 53 ans, de Montagne-Goyave, est inquiète pour son avenir. Elle est piqueuse d?ourites et elle estime que le montant déduit par la commission de la Sécurité sociale tous les mois, soit Rs 260, est devenu un fardeau pour elle.
?Pendant le mauvais temps, je n?obtiens qu?une allocation de Rs 500 par mois. Quand on déduit les Rs 260 pour la Sécu, il ne me reste pas grande chose. Avec cet argent, on arrive juste à payer les factures d?électricité et de téléphone?, se plaint-elle.
La quinquagénaire propose aux autorités de ne pas déduire l?argent de la Sécu pendant le mauvais temps ou d?augmenter l?allocation des pêcheurs. ?Je connais le cas d?un pêcheur qui n?a pas obtenu de pension pour sa contribution à la Sécu à 60 ans. Je me pose des questions : faut vraiment contribuer ces Rs 260 par mois?, dit-elle.
Ivy exerce ce métier depuis quarante ans. Elle a appris l?art de piquer les ourites de ses parents. Elle déniche les poulpes dans le creux des rochers marins à Baladirou, à Grand-Baie, à La Pointe et à La Source. ?J?ai déjà pêché une ourite de dix kilos. Des fois, je pratique aussi à la pêche à la ligne?, affirme-t-elle.
Par ailleurs, Ivy accueille favorablement la décision du gouvernement d?accorder le transport gratuit aux personnes du troisième âge et aux étudiants. ?Ici, il y avait beaucoup d?enfants qui n?allaient pas à l?école parce que leurs parents n?avaient pas les moyens de les y envoyer. Comme il n?y a pas d?école dans le village, il faut qu?ils aillent à Port-Mathurin ou à Grande-Montagne?, explique-t-elle.
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