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LES DOSSIERS CHAUDS DE LA RENTRÉE 5

10 janvier 2004, 20:00

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Emploi

La spirale du chômage

L?emploi demeure une préoccupation majeure du gouvernement. Le dernier rapport du Central Statistics Office (CSO) de septembre dernier indiquait que 54 300 personnes étaient au chômage à cette période. Cela représente un taux de chômage de 10,2 %.

Rien ne permet de dire que la situation va s?améliorer en 2004. Certains licenciements, dans le textile essentiellement, restent inévitables. Grossissant ainsi la masse des sans-emploi de plusieurs centaines de personnes. Le gouvernement devra donc non seulement consentir des efforts pour recaser les licenciés mais aussi pour former ceux qui sortent des bancs des collèges afin qu?ils ne se retrouvent pas sans emploi.

On pourra tergiverser à longueur de journée sur le nombre réel de chômeurs à Maurice ou sur la masse de chômeurs déclarés qui travaillent en fait dans le secteur informel. Mais n?empêche, en l?absence d?une méthode de calcul fiable autre que celle qui est actuellement utilisée, il faut se fier aux chiffres publiés par le CSO.

Maîtriser le chômage, c?est créer des emplois et recycler les employés licenciés. Mais le chômage n?affecte pas tout le monde. Ceux qui ont un diplôme universitaire ou un Higher School Certificate solide n?ont pas de mal à trouver du travail. C?est surtout ceux ont un niveau d?éducation inférieur qu?il convient de surveiller. L?Industrial and Vocational Training Board (IVTB) forme déjà des milliers de jeunes chaque année. L?institution compte en 2004 proposer des formations en adéquation avec les secteurs émergents. La formation en informatique est l?un des créneaux qui permettra de former des jeunes qui iront travailler dans des Call Centers ou dans des centres de saisies de données.

Il faut aussi recycler ceux qui ont perdu leurs emplois dans le textile. Là aussi, l?IVTB a été appelé à la rescousse avec des formations dans des domaines aussi divers que la plomberie ou l?électricité. Mais peu de licenciés choisissent cette voie. Peu d?hommes choisissent de suivre ces formations alors que les femmes s?installent dans un chômage de longue durée.

Plus l?âge avance, plus le problème devient grave. Ni le gouvernement, ni le secteur privé n?ont trouvé de réelle solution de reclassement pour les ouvriers du textile frôlant la cinquantaine qu?un licenciement condamne le plus souvent à ne plus retrouver de travail ensuite. Une catégorie de chômeurs jusqu?ici condamnée à rester dans l?oubli. Les questions demeurent mais les solutions concrètes tardent toujours à arriver.

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