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LES DOSSIERS CHAUDS DE LA RENTRÉE 1
Éducation
Le dilemme État-église
Si la rentrée scolaire 2004 s?est déroulée sans anicroche, le dossier éducation sera sans doute l?un des problèmes majeurs que le gouvernement sera appelé à solutionner. La problématique de l?État est la suivante : quelle formule de partenariat adopter avec l?Église tout en respectant le jugement du Privy Council, qui a décrété illégal le critère religieux pour l?admission dans les collèges catholiques.
Jusqu?ici, dans les deux camps, c?est l?expectative. L?Église a repoussé une première proposition de rencontre avec l?État dans le sillage du jugement. « Nous sommes blessés et avant de prendre une décision sur notre marche à suivre, nous rencontrons d?abord les catholiques », a fait ressortir Jean-Maurice Labour, vicaire général, tout de suite après le jugement du 17 décembre.
À ce jour, le diocèse multiplie les consultations avec les recteurs de ses collèges, aucune décision n?a encore été prise sur la marche à suivre. Il n?y a pas que le critère religieux qui est illégal, mais le Memorandum of Understandings, signé en juin 2002 entre l?État et l?Église, l?est également.
Panser les blessures
Tout est à refaire. Les autorités catholiques ne savent pas dans quelle mesure elles participeront de la réforme. Mais une chose est sûre: « le retrait définitif du système éducatif est hors de question ». À ce stade donc, la transformation des quatre Star Colleges catholiques en Form VI Colleges est en suspens.
Si l?État avance que « les autorités catholiques seront toujours un partenaire privilégié », reste qu?il lui faut trouver les moyens de panser les « blessures » de l?Église, tout en choyant les autres collèges confessionnels et, surtout, respecter la loi.
« Nous sommes sensibles par le sentiment exprimé par les autorités catholiques et c?est pour cela que le gouvernement a annoncé une rencontre à venir, au plus haut niveau, entre l?Etat et l?Eglise. Nous attachons la plus grande importance aux opinions de ce partenaire », déclare le ministre de l?Education Steve Obeegadoo.
De son côté, Suttyhudeo Tengur souhaite que l?État « assume désormais ses responsabilités de service public tout en veillant à ce que les droits de chaque enfant soient respectés ».
Sa fille, Neha Devi, a obtenu une place au collège Hindu Girls. « L?Église a fait comprendre qu?il n?y avait pas de place pour elle. Je ne veux pas polémiquer. Au public de juger? »
Pour l?heure, il entreprend un autre combat qui provoquera encore des sueurs froides à l?État. « La régionalisation mise en place par le ministère de l?Éducation est anticonstitutionnelle. »
Un autre dilemme pour l?État?
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