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Les diabétiques présentent un double risque?
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Les diabétiques présentent un double risque?
Trop souvent, les diabétiques ont tendance à contrôler que leur taux de glycémie. Or, selon les médecins, le traitement doit être plus vaste, en vue d?éviter les maladies cardiovasculaires.
Ainsi, l?Associate Professor de l?Australie, Stefan Soderberg, actuellement à Maurice, soutient ?le risque est double, car les autres maladies comme l?hypertension, l?obésité et l?hypercholestérolémie qui sont aussi des facteurs des risques importants associés aux maladies cardiaques sont aussi associées au diabète. C?est un cocktail explosif. On ne meurt de diabète mais on meurt du c?ur?. La durée de vie de ceux souffrant de diabètes est réduit de 10 ans, selon les données, la majorité mourant de maladies cardiovasculaires, ou encore accident vasculaires cérébrales.
Un atelier de travail, hier, aux Domaines Les Pailles, réunissant plusieurs partenaires de la société ont choisi de mieux vulgariser le National Diabetes Framework, un plan de dix ans, visant à combattre le diabète, qui est une pente ascendante, à Maurice. L?occasion également pour rappeler les complications liées à cette maladie et les moyens d?y prévenir.
La sonnette d?alarme est tirée. ?Trois quarts des diabétiques deviennent inévitablement des patients cardiaques. Ce qui est essentiel et trop souvent ignoré ici, est que le diabétique ne doit pas contrôler que le sucre, soit son taux de glycémie. Il est impératif mais il faut encore s?attaquer aux autres maux. Le plus important est l?hypertension. Il faut savoir, que comme l?essence, l?hypertension, peut enflammer partout, si elle n?est pas contrôlée rigoureusement,? soutient le consultant en médecine interne de l?hôpital du Nord, Farook Bholah.
Au-delà du fait, que la majorité des diabétiques aboutissent cardiaques, il y actuellement un constat qui désole. Plus de 60 % des Mauriciens, de ceux atteints de diabètes, ne contrôlent de manière rigoureuse leur maladie.
Il s?agit là également fait ressortir, Stefan Soderberg, que ?Un laxisme au niveau du contrôle est fatal. Le syndrome métabolique, qui est une combinaison de facteurs cités plus hauts, dont l?hypertension, le cholestérol, entre autres, exige une approche et un traitement multidisciplinaire. Les cardiologues et les autres médecins doivent s?attarder?.
Et Farook Bholah d?ajouter que pour un diabétique, le tabac doit être évité. Comme il est primordial, note-il, pour que le taux de cholestérol, soit au-dessous du taux normal, soit moins de 4.5 pour le mauvais cholestérol et moins de 2.5 pour le bon cholestérol. Le cholestérol est connu pour obstruer les artères du c?ur et provoquer les maladies cardiovasculaires.
Trop souvent blâmé, le cholestérol, est le véritable ennemi, qu?il faut maîtriser, pour ses artères coronaires. Il faut donc savoir quelles matières grasses manger. Les graisses mono ou poly-insaturées, sont présentes dans les huiles végétales, comme l?huile d?olive, de tournesol. Il suffit d?en mettre 1 à 2 cuillères par jour dans ses salades ou en cuisson en variant les huiles? Il est également conseillé de manger au moins 2 fois par semaine des poissons gras : saumon hareng, thon, sardine? La charcuterie en revanche, riche en acides gras saturés, doit être limitée. Comme les viandes grasses comme l?agneau. Faites preuve de méfiance vis-à-vis les graisses dans les chips, le chocolat, les plats cuisinés?
Outre le cholestérol, il s?agit d?insister sur l?importance des exercices physiques. ?Cela peut réduire de manière significative le risque des maladies cardio-vasculaires. C?est encore trop sous-estimé? souligne Farook Bholah.
Une avancée importante a été atteinte, il y a quelques mois dans le traitement du diabète, le test HBAIC, qui est très important pour le diabétique. ?Nous étions très en retard mais maintenant qu?il est disponible, nous les conseillons aux diabétiques deux fois par an. Ce test permet d?évaluer le taux de glycémie sur une plus longue durée et c?est une indication très importante.
Le ministre, Satish Faugoo, également présent à cet atelier de travail, estime que ce test ?assez coûteux offre une possibilité pour un traitement plus efficace et dans l?intérêt du malade?. Dans le privé, ce test coûte plus de Rs 700.
Combattre le tabagisme
Ne pas fumer pour mieux combattre le cancer
■ Il est même question d?un plan d?action sur la nutrition pour aider le Mauricien à mieux manger. Une ébauche d?un plan d?action est en voie d?être finalisé. C?est que le ministre de la Santé, annoncé, hier. Des nouveaux règlements par rapport au tabagisme sont également prévus dans le ?Tobacco control plan?, ajoute-il. Il est même question, selon le Dr Keyvoobalan Pauvaday, de ?tobacco cessation clinics?. Comme boutade, ce dernier, lance que ?l?on devra demander au ministère des Finances de nous octroyer 2 % des taxes reçus sur la vente des cigarettes, pour mettre en place, ce programme?. De nouvelles possibilités de traitement de cancer seront disponibles dans le ?Cancer Action plan?, qui sera prêt dans trois semaines.
Nouveaux services
Quelles sont les bénéfices concrets du plan pour le patient ?
■ Le ?National Service Framework for diabetes? va, entre autres, offrir de nouveaux services aux patients des hôpitaux. Les femmes enceintes qui deviennent diabétiquesau cours de leur grossesse seront de ce fait mieux encadrées et traitées. Dans beaucoup de pays, il y a des ?joint clinics? dans les hôpitaux. L?un pour s?occuper des diabétiques en général et l?autre pour la prise en charge des patientes avec des ?pregnancy induced diabetes?, précise le Dr Pauvaday. Pour les enfants souffrant du diabète du type 1, dont le nombre reste à défini à Maurice, un ?Peadiatric Diabetes Team?, sera mis sur place. L?utilisation des ?pen sets? pour des prises quotidiennes de l?insuline est envisagée à la place des injections traditionnelles qui normalement font peur aux enfants. Ce plan comprend une prise en charge plus importante pour les traitements au niveau des pieds, des yeux, et des reins, les complications les plus fréquentes de ceux souffrant du diabète. Déjà, au diagnostic, souvent 20 % à 30 %, souffrent des problèmes des yeux, 10 à 20 % souffrent de dysfonctionnement aux reins, 30 % à 40 % souffrent déjà hypertension, alors que 80 % à 100 %, ont des complications vasculaires. ?Le défi est de ?empower? le patient pour qu?il puisse s?assurer un meilleur traitement,? soutient ce médecin.
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