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Les demandes de dérogation à l?étude
Les demandes de dérogation dans l?application de la loi sur la régionalisation seront étudiées minutieusement. Il nous revient que des Sports Officers du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) seront chargés d?enquêter sur les requêtes des sept fédérations concernées, notamment celle de la natation, du tir à l?arc, du tae kwon do, du bodybuilding, du wushu, du snooker et de la voile.
Les officiers devront, entre autres, établir le nombre de régions existantes ainsi que le nombre de clubs dans ces régions. Ils devront également s?enquérir des cas où les fédérations refuseraient d?affilier les clubs qu?elles jugent fictifs. Et ce bien que les clubs aient été dûment enregistrés auprès du Registrar of Associations. Par ailleurs, les fédérations seront appelées à justifier leur requête.
Toutefois, selon un cadre du MJS, l?enquête risque d?être longue car « seules les fédérations mauriciennes de tae kwon do et de voile ont soumis un dossier complet. Les autres nous ont envoyé un simple courrier ».
Cependant, à l?exception de la Body Builders Association, toutes les fédérations ont demandé à évoluer dans moins de huit régions. « L?Association des Body Builders a demandé que les gyms à travers l?île soient reconnus comme un club », explique le cadre du MJS.
Pour rappel, la loi avait été amendée en novembre dernier pour rendre l?application de la régionalisation plus souple. Ainsi, le nombre de clubs exigé par région avait été revu à la baisse, passant à un minimum de deux clubs par région au lieu de sept.
Les fédérations avaient jusqu?au 18 janvier 2005 pour se mettre en conformité avec la législation mais aucune des 37 instances fédérales reconnues par le MJS n?y est pas parvenue. Par conséquent, le Registrar of Associations a réagi en accordant un délai de trois mois à toutes les fédérations pour qu?elles prennent les mesures correctives afin de se mettre en règle avec la loi. Ce délai expire le 18 avril.
Lors de sa rencontre avec les dirigeants des fédérations le mois dernier , Ravi Yerrigadoo avait, néanmoins, déclaré : « Le Sports Act est une loi flexible et adpatée, parce que j?ai aussi la prérogative de donner, là où le taux de participation est faible, un délai additionnel de deux ans à partir du 18 janvier 2004, c?est-à-dire, jusqu?au 18 janvier 2006, pour permettre la régionalisation. »
La loi autorise également le ministre des Sports à user de ses pouvoirs discrétionnaires là où le niveau de participation est faible. Il peut permettre une fédération d?évoluer dans un minimum de huit régions ou dans des régions combinées. Mieux, il peut même autoriser une fédération à opérer dans moins de huit régions « where he is satisfied that it is impracticable for that federation to operate in a minimum of 8 regions ».
La loi a certes tout prévu mais au niveau du MJS, on est incapable de citer les noms des fédérations qui tomberaient dans cette catégorie. Tout comme les instances fédérales, le MJS a failli dans sa tâche. Il est certes important de promulguer des lois, mais il est tout autant du devoir du ministère des Sports de suivre de près l?évolution de la situation. D?autant que comme le ministre l?a dit lui-même, étant le seul bailleur de fonds du sport mauricien, son ministère a un droit de regard dans les affaires des fédérations !
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